mardi 3 juillet 2007

A propos des élections et de l'état de la démocratie en Belgique...

J'ai parfois tendance à conserver des articles et des interviews de politicien.
Je trouvais qu'en ces temps troublés de formations du gouvernement, ça valait la peine de vous faire profiter d'une interview de 2004...

La vérité sort de la bouche des politiciens...

(...)Nous nous rappelons tous combien l'on a oeuvré pour l'abolition de ce (vilain) financement des partis, opaque et occulte. Plus de dons aux partis ! Finis les dîners de soutien ! Qu'advienne la pureté !

Et donc les pouvoirs publics devaient financer les partis.Je préside la Commission de contrôle. Et qu'y vois-je ? Certains partis employent 50 à 100 personnes, aux frais de la collectivité. Tout d'un coup, ces partis reçoivent un subside annuel d'un montant de 100, 120, 150 millions de francs (note : 1 € = 40,34 BEF)

Tout cela pour ne surtout pas être soumis à la tentation d'accepter l'argent des entreprises.

Et qui décide de l'allocation de tous ces moyens ?
La direction du parti ! Elle choisit les figures de proue, elle fait ou démolit qui elle veut.

Croyez-moi: en 1831, la Belgique comptait plus d'électeurs qu'aujourd'hui. En 1831 il y a avait à peu près 60.000 électeurs, tous des hommes de plus de 25 ans avec une certaine fortune.

Aujourd'hui, nous avons à peu près 400 électeurs - dans le meilleur des cas, 4.000. Ce sont les gens qui aujourd'hui, grâce aux moyens qu'ils ont reçus de l'état - donc de vous et moi - décident qui figure sur les listes électorales et à quelle place, et qui décident par conséquent qui sera élu.(...)

Interview de Herman De Croo, Président de la Chambre des représentants de Belgique, dans l'hebdomadaire Knack du 11 août 2004.

Bref... en 2007, notre pays a, semble-t-il, fait une jolie marche arrière en matière de démocratie, ce sont les nomenclatura que nous finançons qui décident de tout. Votre vote est au final facultatif...

1 commentaire:

  1. Heureusement il reste la possibilité de créer sa liste électorale pour toutes les élections, même si c'est un peu David contre Goliath sans bénéficier de ces moyens alloués aux partis "officiels"...

    Au final l'électeur peut quand même refuser ce système en votant pour de petites listes, mais l'inertie est difficile à combattre à tous les niveaux.

    RépondreSupprimer