vendredi 18 janvier 2008

L'esprit d'entreprise...

On se demande souvent pourquoi les jeunes n'ont pas l'esprit d'entreprise.
Actuellement, en France, un grand débat fait rage dans lequel l'enseignement est accusé de ne pas promouvoir l'esprit d'entreprise. Je pense que c'est plus ou moins la même chose en Belgique. Mais accuser l'enseignement est un peu court.

C'est l'histoire d'une évolution perverse de nos civilisations et de nos mentalités qui en sont, pour partie, la cause.

L'Etat Providence

L'Etat Providence et tous ses bienfaits a cet effet pervers que les gens s'endorment. En effet, pourquoi travailler si travailler revient à gagner moins que de ne rien faire?
Pourquoi travailler quand on peut avoir une rente à vie?
Pourquoi travailler quand une personne qui a chômé toute sa vie perçoit une pension supérieure à celle d'un indépendant ayant travaillé toute sa vie...

La Mentalité

Que pourrait notre mentalité à l'égard des entrepreneurs et indépendants? Honnêtement, franchement différente de la mentalité actuelle. Une étude récente montrait que 60% des fonctionnaires avaient une image négative des entrepreneurs.

Dans nos pays judeo-chrétiens, la réussite est systématiquement stigmatisée. Toute richesse doit être partagée. Quel perversion du système!
Pour beaucoup de gens, un indépendant est automatiquement un fraudeur. Savent-ils que plus de 30% des indépendants vivent sous le seuil de pauvreté?
Savent-il combien d'entrepreneurs ont tous risqué (vie de famille, argent, biens immobilier) pour peut être réussir?

Ah, s'il se plante on dira : "bah, il le savait hein, il a voulu prendre des risques, qu'il assume".
Quand il réussit on dira : "tsss, encore un tricheur-fraudeur"
En Europe pour je ne sais quelle raison, on jalouse la réussite.

Je voudrais juste dire aux fonctionnaires que ce sont les entrepreneurs, indépendants et les employés de ceux ci qui paient leur salaire. Alors ne fut ce que pour ça, on mérite un peu de respect!

Certains ouvrages critiquent sans nuances le libéralisme.

D'ores et déjà engagé dans un audit des manuels d'économie, le ministère de l'Éducation nationale sera-t-il un jour contraint de se pencher sur les livres d'histoire et de géographie afin de vérifier qu'ils offrent un traitement équilibré de la période contemporaine ? Certains enseignants, franchement troublés par la tonalité antilibérale et antiaméricaine de certains chapitres, ne sont plus loin de le penser. Sans aller aussi loin, André Kaspi, professeur d'histoire à Paris-I, affirmait récemment dans un colloque universitaire : «On peut se demander s'il ne conviendrait pas de réunir une commission d'historiens qui relèverait les erreurs, les préjugés et les maladresses des manuels.»

Dans un ouvrage conçu par l'éditeur Foucher à l'intention des classes de terminale technique, on peut ainsi lire : «Les altermondialistes défendent le droit à l'existence de toutes les cultures menacées par la logique libérale.» Permettez moi de penser que le libéralisme n'est pas une menace pour ma culture ou la culture de mon voisin.

À l'intention des élèves de terminale générale, Magnard résume pour sa part, au début d'un chapitre consacré aux «fragilités de l'hyperpuissance» américaine : «Le libéralisme économique a des conséquences douloureuses : des fractures sociales et géographiques.» Pour expliquer le développement du terrorisme islamique, le manuel de troisième publié en 2003 par Magnard indique : «Les États-Unis sont devenus la cible d'États et de mouvements qui refusent l'hégémonie américaine sur le monde.» Comme pour enfoncer le clou, l'éditeur a choisi une photo de militant altermondialiste, prise lors d'une manifestation organisée en Belgique courant 2001, pour illustrer la couverture de cet ouvrage.

Europe : libéralisme d'extrême gauche?


Ces quelques exemples illustrent à quel point on est dans un discours conservateur, fortemment marqué à gauche. L'Europe, pour occidentale qu'elle est, et pour libérale que certains osent la qualifier, reste profondemment collectiviste et marquée à gauche!

Rappelons quand même une dernière chose... pour distribuer de la richesse, il faut en produire. Pour en produire ce ne sont pas des fonctionnaires ou des chômeurs qu'il faut mais des gens qui acceptent de prendre des risques... et qui ont droit à la reconnaissance de ce risque et à la reconnaissance pour la richesse qu'ils ont produits.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire