lundi 7 avril 2008

Génération égoiste (2)

Donc à côté de nos systèmes économiques "libéraux" hérité de notre génération égoiste, il y a une chose qui est pire. C'est ce qu'ils ont fait aux générations qui nous suivent. La génération X a eu de la chance, on est passé au travers des mailles du filet. Nos Soixante-huitard n'avaient pas encore entièrement détricoté notre système scolaire... Aujourd'hui, nos écoles deviennent des garderies, au mieux... au pire des machines à limiter la pensée.

J'ai une folle envie d'exploser.. de rire ou de colère quand j'entends certains affabuler sur le fait que nous vivons dans une société "libérale" si pas "ultra-libérale"...
Libéral... pour moi, libéral c'est déjà un état d'esprit, une liberté de penser, une capacité à critiquer, à regarder au delà. La génération qui nous précède nous a légué un système formaté, coincé, incapable de réfléchir, infantilisant toute une société au nom d'un Savoir, d'un Paternalisme. Regardez... ouvre les yeux... la culture soixante-huitarde égalitariste marque notre époque d'une empreinte au moins aussi forte que notre civilisation judeo-chrétienne!

Système Scolaire

Au dela du contexte économique, ils nous ont donc préparé une société imbécile. Il fallait que ceux qui les suivent ne puissent réfléchir par eux-même, soient incapables surtout de remettre en cause le système qu'ils conçurent pour eux. Il fallait à tout prix empêcher un Mai 68 bis qui les verrait perdre les fols privilèges qu'ils parvinrent à s'occtroyer!

Ils ont laissé pousser des enfants sans cadre sous prétexte de ne rien interdire et d’expérimenter des méthodes pédagogiques progressistes. Encore aujourd'hui, le complexe "égalitariste" interdit toute forme d'élitisme. Comme si tout était égal par ailleurs.

Mais les hommes ne sont pas égaux. On ne nait pas tous avec les mêmes aptitudes, capacités etc; Ce qu'il faut, c'est un système qui soit adapté aux différents "profils"de gens. Que, à iso-aptitudes, on aie les même chance! Qu'à iso-compétence, une femme aie autant de chance qu'un homme d'avoir un poste, que les salaires d'une même fonction avec la même évaluation mène à un salaire identique. Ca oui... mais cessons de dire que nous sommes tous égaux, rien n'est plus faux.


Eloge de l'élitisme...


Nous avons besoin "d'élite", d'élitisme. Je me permets de vous offrir cette cextrait de l'essai de Claude Javeau "Eloge de l'Elitisme"


"Les vrais intellectuels de valeur sont au contraire toujours enclins à modifier leur vision du monde; ils ne se sentent pas remis en question par un contradicteur intelligent mais au contraire sont capables de dialoguer avec lui et de changer d'avis, à la différence de nombreux "pontifiants imbéciles" qui remplissent selon Claude Javeau les campus (universitaires) et les académies"
La définition de Javeau telle qu'il la développe dans le reste de son pamphlet vise surtout la promotion de l'esprit critique et du droit d'avoir des opinions et des goûts divergents de ceux de la masse... or, c'est tout le contraire que l'on inculque aujourd'hui à nos enfants! Pourtant, cette "différence" permet de changer de point de vue, de référentiel et peut être de modifier le système de manière à lui permettre de survivre

En vrac : programmes allégés, multitude d'options, apprendre sans comprendre. Retour aux savoirs "de base" : lire, écrire, calculer... on oublie comprendre, culture générale. Ainsi l'histoire, la géographie, les sciences deviennent accessoires. Comment développer l'esprit critique dans de telle conditions???

Etudes économiques...

En matière d'études économiques... j'ai fait mes études dans un collège Jésuite bien connu à Bruxelles. Je n'ai rien à redire, j'ai apprécié cette formation, ces tournures d'esprits, cet ... oui, élitisme quelque part. Néanmoins, je me rappelle très bien que les matières "nobles" étaient et restaient les "Latin-Math". Vous pensez bien, il fallait concevoir des ingénieurs, des médecins et des avocats. Tout rapport à l'argent était nauséabond, les études économiques reléguées au rang de "matière pour les cas sociaux de l'école"...

D'après certains articles, cet aspect de l'enseignement ne s'améliore pas et l'image de l'économie "exploitante" est généralisé dans tous nos réseaux d'éducation.

Lisant la presse française, j'ai pu lire le constat dépité des acteurs économiques sur la façon dont les entreprises sont enseignées à l'école, au collège et au lycée. En bref, la perception des étudiants ne peut qu'être mauvaises. C'est ainsi que 70% des étudiants français rêvent de devenir ... fonctionnaires! Voilà à quoi a mené la formatage des esprits!

Pour la conclusion, je cite J.L. Caccomo :

"Les porte-paroles de cette génération gâtée, non contents d’avoir profité de cette miraculeuse conjonction d’avantages, non contents d’être nés au bon endroit au meilleur moment, terrorisent toujours les âmes, imposent leurs valeurs et leurs références intellectuelles, font régner une police de la pensée inflexible qui ne tolère aucune contradiction.

Ils sont installés dans les murs de Radio-France où ils professent leur marxisme décalé, débattant doctement de la crise du libéralisme ou de la fin du capitalisme. Ils ont pris les rennes de l’université où ils formatent encore les esprits sans aucune préoccupation de la réalité qui vient pourtant chaque jour démentir ses postulats erronés. Les mouvements lycéens et étudiants font désormais partis des rituels imposés.

Et ceux qui ont le malheur de ne pas de se conformer à ce format sont immédiatement traités de fascistes ou de réactionnaires. Avec eux, il n’y a pas de demi-mesure! C'était cela aussi l'esprit de mai 68.

Et pourtant, ils devraient faire preuve de plus de modestie.

D’abord, ils se sont plantés sur toute la ligne dans leur lecture de l’histoire, cautionnant les pires régimes politiques.

Ensuite, ils vivent mieux que leurs parents alors que leurs enfants vivront moins bien qu'eux. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une génération a été incapable de transmettre le flambeau de la prospérité, la croyant acquise.

Quelle dignité peuvent avoir des parents qui laissent des factures à leurs enfants alors qu’ils ont eux-mêmes hérités d’un véritable trésor ? Car ils sont nés dans un pays riche et ils laisseront un pays en voie de sous-développement. Mais ils n’auront jamais le courage de l’admettre et ils sauront toujours trouver des boucs émissaires : c’est la faute au grand capital !

Je ne reconnais qu'un seul mérite à ce mouvement, c'est d'avoir introduit en effet des espaces de liberté individuelle dans une société corsetée et rigide. Sinon, cette génération fut la génération des trente glorieuses, les précédentes ayant connu l'occupation, des guerres mondiales et des contextes de marasmes et de turbulences propices aux déchaînements de drames."

Bon... ne désespérons pas, le bon sens refera peut être sa réaparaition un jour...

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