mercredi 28 mai 2008

Le libre marché crée-t-il vraiment l'efficacité?

Pourquoi?

Deux trois petites choses me turlupinent sur ce sujet depuis longtemps... ça fait quelques mois que je pense écrire un "article" sur le sujet et je ne parviens pas à m'y mettre.


Quelques événements de ces derniers jours m'y ont décidé. Entre autre une correspondance avec d'autres jeunes de tendance libérale. Ils sont sympas, motivés, remuants, cultivés, ils connaissent la plupart des auteurs classiques (ou moins) partagent des tonnes d'idées. J'apprécie les échanges, mais tout libéral que je puisse être, j'ai envie de leur dire qu'il y a de la marge entre la théorie et la pratique. Qu'entre Adam Smith, Bastiat, Turgot, Hayek et le monde tel qu'il tourne, il y a de la marge.

Je ne suis pas prêt d'abandonner mes idées libérales car je suis convaincu que c'est une des meilleures manières de faire évoluer la société et l'homme. Que pour redistribuer, il faut créer. Que l'innovation, la qualité, le service n'ont jamais été le fort des économies collectivistes, socialistes ou communistes. Mais en revanche, je tiens à les tempérer et à leur dire pourquoi on ne peut vivre sans Etat et sans régulations... Je refuse d'etre aveugle sur les erreurs, errements du système. (s'il vous plait, nous parlons de libéralisme, pas de capitalisme...). J'ai bien l'intention d'écrire une série "d'articles" sur le sujet et voir comment on peut améliorer le système.

Ce que j'écris ici va à l'encontre de ce que les choses devraient être en situation de concurrence. Ces faits ont surement déjà été relevés par d'éminents économistes, débattu par des spécialistes... J'en parlerai aussi, si pas maintenant, plus tard dans les prolongations.

Soyez indulgents... ce n'est pas en deux pages que je vais pouvoir faire un résumé des théories économiques, de toutes mes pensées, réflexions.


Quelques événements...



- 21 des 27 pays membres de l'Union Européenne s'opposent à l'importation du poulet chloré...

- de fusions en rachat, les banques deviennent de plus en plus imposantes... et pourtant, au plus elles sont grosses, au moins les clients sont bien traités, au moins leur épargne est rémunérée...

- l'arrivée de Microsoft sur les machines IBM, la mise sous licence de son DOS, la création des PC-Compatible etc ont été salués à leur création. L'efficacité a fini par se muer en monopole...


Réflexions

1. Le libre marché et la mise en concurrence ne mènent-ils pas de facto, non à l'efficacité mais à la création d'oligopole sinon de monopole?

Un peu comme la démocratie mène semble-t-il à la particratie, les exemples de marché en libre concurrence nous montre la chose suivante.

Théorie

La théorie voudrait que la mise en concurrence de différents acteurs mène à l'efficacité. En effet, les sociétés en concurrence ont besoin de vivre. Pour vivre, elles ont besoin de répondre au besoins (suscités ou "inné") du client et ce au meilleur prix pour lui.

La concurrence est pure et parfaite quand

  • les concurrents sont nombreux (atomicité),
  • l'information parfaite (cad accessible à tous en même temps).
  • les produits homogènes (donc subsituable)
  • pas de barrière ni à l'entrée ni à la sortie
  • libre circulation des facteurs de production (capital, biens et travail)

Dans ce cas, les prix tendent à se rapprocher du coût marginal du produit.

Ceci devrait permettre de fournir trois types d'efficacité

  1. Efficacité sur les prix: les acteurs proposent des prix plus bas que les concurrents etc
  2. Efficacité des coûts: cette aspect prix passe par l'efficience du modèle de production, il y a donc une maîtrise des coûts.
  3. Efficacité dans l'innovation: un des "secret" du succès est la différentiation, celle-ci passe entre autre par de meilleurs produits ou des produits offrant une nouveauté, une plus value différente... et à moindre coût
  4. Efficacité de "choix": au plus ily a de concurrence, au plus il y a différentiacions donc au plus les choix pour le consommateurs sont nombreux.

Dans les faits...

Dans les faits, le libre marché et la concurrence ont mené à quelle situation?

Pour commencer, il faut signaler que toute société, toute entreprise est toujours soumise à la tentation de fuir la concurrence parfaite... si si... on veut le marché libre, la concurrence quand on entre sur le marché... mais après...

Différenciation...

La première action pour sortir de la concurrence pure, c'est la différentiation. Logique, c'ets la stratégie de base de toute entreprise. En différentiant, on tend à rendre les produits moins substituables, à les rendre unique. Cette "distortion" est à mon sens indispensable pour permettre au citoyen de faire des choix basés sur ses préférences propres.

The Winner takes it all...

Ensuite, il y a la mise en pratique du "Winner takes it all"... ou encore le remake de Highlander "il ne doit en rester qu'un".

C'est inhérent au système, quoiqu'en disent les théoriciens! Toute entreprise se doit de croître. La croissance passe soit :

  • par l'acquisition de nouveaux clients (marchés en croissance)
  • par la récupération des clients des concurrents (marché à maturité)
  • la création d'un nouveau marché (nouveau produit, nouveau besoin etc, lié au premier cas)
  • l'augmentation de ses prix...

On va donc observer qu'un marché, nouveau, va stimuler la concurrence. Peu d'acteurs, possibilité énorme, marché à conquérir.

La mise en concurrence va amener :

  • une baisse des prix & des coûts
  • une amélioration de la qualité
  • de l'innovation

Donc au fil du temps, la marché se saturant, on va commencer à piquer les clients du concurrent... le concurrent voit soit abandonner la partie, soit se faire racheter (sur le long terme) , ce qui revient à donner ses clients.

Le rachat peut se faire pour des raisons stratégiques (mieux couvrir un marché ou une zone géographique) ou tactique (baisser les coûts, offrir de meilleurs prix)

Et petit à petit... par faillites, par rachats... la concurrence va disparaître et le consommateur va se retrouver piégé dans une situation d'oligopole ou de monopole.

Exemples

Le secteur bancaire.

On constate depuis quelques années que ce marché est en consolidation permanente.

Il est d'ailleurs suprenant que cette consolidation ne cesse pas... en effet, à ce jour, aucune fusion bancaire n'a créé de valeur

  • ni pour les actionnaires qui ont souvent vu la valeur (boursière) de l'ensemble se retrouver à un niveau plus bas que la somme des ensembles séparés, et ce de manière plus que durable.
  • ni pour les employés. On suprime effectivement les postes doublons, les agences en doublons etc
  • ni pour les clients. Il suffit d'observer que les plus grands acteurs du marchés sont ceux qui rémunèrent le moins bien les comptes de leur client, diminution du nombre d'agences, fermeture des guichets...

En clair, la concurrence a fini par limiter la concurrence, donc l'innovation, la qualité et les prix. Heureusement, il y a encore de petits acteurs qui tentent de faire leur place et mènent donc des actions de guerrillas bien sympathiques. Il est donc temps que les clients se bougent pour réanimer la concurrence.

Le première limitation est donc que l'information a beau être parfaite, l'etre humain est paresseux, aime son confort et ses petites habitudes...

Le secteur des Systèmes d'Exploitation informatique.

La limitation N°1 est aussi parfaitement illustrée par le secteur informatique et l'histoire de Microsoft. Touut le monde en son temps à salué l'arrivée de MS-DOS, s'est extasié devant la mise à disposition de PC-Compatible.

On dira d'ailleurs ce qu'on veut, si Microsoft a réussi comme il l'a fait, ce n'est pas tant par la limitation de la concurrence que la mise à disposition d'un système performant pour l'usager moyen. On n'aime ou on n'aime pas, si Windows n'était pas arrivé, il n'y aurait pas la démocratisation de l'informatique personnelle que l'on connaît. Le seul concurrent à l'époque était Apple qui refusa de licencier son système d'exploitation.

Le système n'est certes pas parfait mais c'était et cela reste parmi les programmes les plus accessibles, les plus ergonomiques et je trouve souvent que l'on fait un mauvais procès à Microsoft.

Toujours est-il que d'autres systèmes existent, gratuits, ergonomiques aussi aujourd'hui mais le jeu de la concurrence tel qu'il a été conçu fait que Microsoft a fini par refinancer Apple pour conserver un "concurrent".

Pourtant le public a le choix. Encore une fois, la paresse, la méconnaissance du public limite par elle même la concurrence. C'est d'ailleurs le même public qui hurlera ensuite au monopole, à la position dominante.

Public, public, TU AS LE CHOIX... Si vous voulez de la concurrence, ce n'est bien évidemment pas à Microsoft a se rabaisser, à produire de la m***...

Il y a un moyen simple pour que Microsoft fasse des produits plus performants, innovants etc. Re-créez de la concurrence, allez voir ailleurs.

Les télécoms

D'aucuns démentent que la prise de position dominante n'est pas possible dans le cadre d'un marché mouvant ou l'innovation est reine. Pour eux, l'innovation est une clé qui va faire changer très rapidemment les parts de marchés des acteurs et donc conserver une vraie concurrence.

Et pourtant, on constate que le nombre d'acteurs fabriquant dans les télécoms diminuent d'année en année. Un modèle qui ne fonctionne pas, des coûts de R&D astronomiques est c'est l'entreprise qui se fait racheter, qui passe un alliance avec un concurrent, qui ferme boutique.

Et de facto, une fois de plus, la concurrence se limite de plus en plus. Ici, trop de concurrence a tué la concurrence. On travaille avec des marges tellement réduites que l'échec d'un modèle va tuer l'entreprise. C'est inhérent au modèle: en concurrence parfaite, les économistes vous diront tous que le prix tend vers le coût marginal... mais si vous ne vendez rien ou pas assez, le coût marginal est énorme et vous ne pouvez aligner votre prix sur le concurrent...

Le même phénomène est à l'oeuve au niveau des opérateurs. Consolidations permanentes, diminutions du nombre d'acteurs ...et pas toujours à l'avantage des clients.

2. L'Etre humain n'est pas fait pour vivre en concurrence pure et demande de l'encadrement alors?

La Législation...

Nos élus ont-ils si peu confiance dans leurs électeurs qu'ils finissent par décider ce qui est bon pour eux au dela de la simple sécurité? Le marché libre ne sert-il pas justement à laisser les gens choisir?

Le citoyen se plaint que l'on arrive à une société hygiéniste, truffée de lois et de règles en tout sens. Mais le citoyen en même temps ne demande souvent qu'à se faire "assister".

Reprenons l'exemple de Microsoft, le citoyen à le choix, pourtant il attend que la Commission Européenne sanctionne Microsoft.

Reprenons l'exemple des télécoms. L'ADSL était apparu depuis plus de deux ans que Belgacom continuait à promouvoir les lignes ISDN... Personnellement, on me propose un contrat, je demande du temps pour me renseigner. L'information existait, je me souviens qu'elle était accessible à tous et pourtant, après quelques temps, certains ont crié au scandale et qu'on devrait interdire ce genre de pratique.

Après ça, on ne doit pas s'étonner que les législateurs prennent les devants et décident de ce qui est bon pour nous. C'est ainsi que l'on se retrouve avec des questions comme "faut il autoriser le poulet chloré" et d'entendre des réflexions aussi stupides et crétines que

  • les poulets chlorés ne correspondent pas à la demande des consommateurs belges ou européens ou encore
  • Les Américains peuvent avoir le modèle alimentaire qu'ils veulent, on n'est pas obligé de le transférer en Europe et donc nous nous opposerons à cette idée

Alors de deux choses l'une, soit ce poulet chloré, dûment étiqueté, ne correspond pas à une demande, et dans ce cas que craint donc l'Europe? Les Américains retireront vite de notre marché un produit qu'ils ne parviennent pas à vendre. Soit, ce poulet a des vraies chances de s'imposer et dans ce cas la concurrence est bonne car elle nous permet d'innover, de proposer de meilleur produit etc.

Pourquoi cette peur? Leur poulet sera-t-il moins cher? La même expérience avec les OGM montrent que les OGM dûment étiqueté sont rapidemment retiré des rayons car ils ne se vendent pas.

L'être humain se plaint du carcan qu'on lui impose mais il ne semble pas prêt non plus à prendre les rennes de sa vie en main. Il attend de l'Etat, aide, guidance et support.

Pourtant

Le libéralisme à côté des quelques travers nécessitant des corrections et de la régulation comme cela a été mentionné dans ce petit article reste pour moi le meilleur des systèmes.

Je vous donne rendez vous au fil des semaines qui vont suivre pour tenter de vous montrer pourquoi.

En conclusion


La Concurrence pure et parfaite n'existe pas. C'est du essentiellement au comportement humain qui tend à dépenser l'énergie minimum, à conserver ces habitudes. C'est aussi inscrit dans les gênes même du libéralisme par le besoin de domination des entreprises.

LIMITATION N°1: La concurrence n'existe pas si les clients ne se servent pas de l'information réputée parfaite! Aucun théoricien ne met le doigt sur la paresse des clients, la psychologie du client, l'attitude "ça a toujours été comme ça". En bref, l'inertie de la clientèle limite la concurrence. Les clients doivent s'en prendre à eux même.

Corrollaire: la confiance illimitée que les libéraux mettent dans l'être humain semble mal placée...

LIMITATION N°2: Toute entreprise tend à fuir la concurrence pure. C'est d'ailleurs la base de la stratégie d'entreprise: la différenciation.

LIMITATION N°3: La différenciation amène de facto une entreprise à prendre l'ascendant sur les autres. Ce qui de facto mènera à un oligopole voire un monopole... trop de concurrence tue la concurrence.

LIMITATION N°4: La paresse de l'Etre humain oblige l'Etat à être interventioniste.

A nous de faire en sorte que l'Etat ne rèle pas l'entièreté de nos vies. A nous de faire en sorte que les imperfections libérales soient corrigées, que l'Etat serve de main invisible... mais sans exces.

Le Libéralisme, c'est aussi faire confiance à l'Etre humain, l'aider à grandir, à poser des choix, à évoluer, à se soucier de son prochain.

6 commentaires:

  1. Skit a déjà fait une longue réponse à ce long article, et je dois bien reconnaître que je suis loin d'avoir tout lu (faute de temps disponible).

    Je signale malgré tout deux choses:
    - la théorie de la concurrence développée dans cet article, et qui semble sa base intellectuelle, est la théorie socialiste de la concurrence. La théorie libérale dit, en gros, "concurrence = marché libre, donc ouvert".
    - nous ne vivons pas actuellement dans un marché libre: il y a plein de freins à l'entrée.

    Bàt,

    Wali

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  2. Elle ne repose sur rien du tout si ce n'est la nature de l'homme.
    On peut dégager deux points forts; l'homme performe quand il est mis en concurrence et il existe des hommes bons.
    Il n'y a pas de jeux de la liberté à jouer; quand on est libre on a aucun jeu à jouer si ce n'est le respect de l'autre garanti par une police efficace car elle fait partie d'une des seules compétences de l'état-régalien.

    "Sur un marché libre les monopoles n'existent peut etre pas, mais toute entreprise cherche à éviter la concurrence... donc à rendre le marché moins libre."
    Un marché n'est jamais moins libre.
    La définition d'un marché libre est un marché où l'accès est libre et où aucune discrimination positive ou négative étatique atteint les sociétés.
    S'il n'y avait pas le besoin à toute personne d'accaparer le marché, il n'y aurait pas de concurrence vu que la concurrence est l'envie de tendre vers un monopole mais, par définition, le monopole n'existe pas, on peut juste s'en rapprocher.

    Pour le cas microsoft, dans l'hypothèse d'un marché libre, si je suis patron d'une chaîne de restaurant qui a le monopole du marché mondial et que je vends des excréments; crois-bien qu'il faudra peu de temps pour que je perde mon monopole sur le marché.
    Si je vends de la nourriture très chic, très diversifiée, très riche et pour pas cher alors oui je garderai ma place. Simplement parce qu'aucun concurrent pourra faire mieux que moi et que je suis assez étendu et diversifié pour qu'aucun client n'aie à se plaindre. Mais pour garder ce monopole, contrairement au monopole étatique imposé par des lois, je dois rester bon car si je faiblis, je perds ma place.

    Ton discours est extrêmement sophistique.
    Tu dis que les abonnés à skynet ne vont pas chercher mieux ailleurs. Ils n'y vont pas peut-être parce qu'ils sont satisfaits?
    Inutile d'acheter une rollex pour avoir une montre; même si il y a mieux à un prix très intéressant.
    Le consommateur libre se procure ce qu'il juge nécessaire au prix qu'il juge le plus rentable. Ce n'est pas un hasard si VOO et Tele2 ont su s'imposer sur le marché...
    Et avec ça il y a le facteur de non-conscience du marché véhiculé depuis 40 ans par un état qui prend tout en charge jusqu'aux entreprises.

    Je pense qu'on peut s'étendre sur ça en privé pendant des heures mais je te conseille "les sophismes économiques" de Bastiat

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  3. Un sophisme, ou argument à logique fallacieuse, est un raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité n'est pas valide (à ne pas confondre avec vrai). Le sophisme repose sur le moteur du syllogisme, ou de l'enthymème (avec un argument éludé). L'adjectif fallacieux désigne ce qui est trompeur ou mensonger. La logique désigne en rhétorique l’art de construire un discours cohérent.

    Certains sophismes sont fautifs à cause d'une insuffisance de leurs prémisses, d'autres à cause de l'absence de pertinence des prémisses vis-à-vis la conclusion.(wikipedia)

    ...
    je me vexe tout de suite ou je te retourne le compliment?

    Mais je note l'argumment que
    -les banques dépércient ton argent et que tu as le droit d'être satisfait du service
    -que tu as le de droit d'être satisfait du service de skynet qui n'est pas meilleur qu'un autre fournisseur à moindre prix...
    -ou de proximus en tête des tarifs...
    ... je ne suis pas sur que les sophismes soient du côté ou tu les indiques...

    "il n'y a pas de marché moins libre"... tu as raison, il n'existe à ce jour aucun marché libre.

    "le monopole n'existe pas mais on peu s'en approcher"... suffit démontrer que le marché n'est déjà plus libre...

    "La définition d'un marché libre est un marché où l'accès est libre et où aucune discrimination positive ou négative étatique atteint les sociétés.
    S'il n'y avait pas le besoin à toute personne d'accaparer le marché, il n'y aurait pas de concurrence vu"...
    Auun marché n'est libre.
    Libre accès? mais il y a toujours des barrières... ne fut ce que par les brevets...
    Quant au besoin des gens d'accaparer le marché, bien sur que de la découle là concurrence... et le faussement du marché libre car on va y mettre des règles, des barrières etc... (un brevet est un barrière...)

    Vous restez trop théoriques malgré le respect que je vous dois pour vos connaissances. (merci je connais Bastiat et ces vendeurs de bougies)

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  4. Les banques ne déprécient pas l'argent; les âneries d'un marché économique keynésien déprécient l'argent (le FMI, les taxes, la perte de l'étalon or sur les monnaies,...) Pour reprendre Friedman, on en vient à mettre la monnaie comme un produit du marché et non comme une valeur de la richesse, dès lors les échanges prennent en compte un paramètre qui, à lui seul, influence tout le merchandising et fausse les lois du marché.
    Quand au merveilleux belgacom, il est en avant de la scène car ils ont eu l'avantage du monopole étatique pendant longtemps et sont encore subventionnés par l'état très largement. Il s'agit d'un très mauvais exemple pour un marché libre.

    "il n'y a pas de marché moins libre"... tu as raison, il n'existe à ce jour aucun marché libre.

    J'entendais par là qu'un marché ne peut pas être moins libre qu'un autre; il est libre ou pas.

    "ne fut ce que par les brevets..."
    J'estime, comme de nombreux autres libéraux mais je ne mets pas cette information comme une réalité de la pensée libérale pour autant, que les brevets, droits de propriété intellectuels,... n'ont pas à exister car ils restreignent les marchés des technologies et de la pensée. On a pas le droit de priver quelqu'un d'une technologie ou d'une réflexion cossue.
    Le droit de commerce est discutable mais le droit d'utilisation doit être libre, selon moi car on ne peut empêcher le savoir de se diffuser.

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  5. "les banques ne dérpécient pas l'argent"...
    quel méconnaisance coupable des bases de la finance. Si le taux d'intérêt offert pour un dépot est inférieur à la dépréciation de la valeur de l'argent, oui, la banque participent à la perte de valeur de votre dépot.

    L'argent ne se déprécie d'ailleurs pas. Il ne se déprécie "qu'en fonction de"... donc tout va dépendre du référentiel...
    Ensuite, l'argent est un étalon de la valeur des biens. Le prix des biens est fonctions d'une série de paramètres, dont l'offre et la demande...

    Les politiques monétaires ont aussi une influence. Ainsi le niveau de liquidité en circulation influencera-t-il aussi le rapport 'bien-argent'.

    Ici, le fait que les banques vous proposent un taux d'intérêt inférieur à l'actualisation de la valeur est une capture de la richesse du consommateur. (qui est par ailleurs seul coupable vu qu'il ne fait pas de la portabilité une statégie gagnante.)

    Heuuu, depuis 1998 si je mesouviens bien, le marché télécom est libéralisé. La portabilité est disponible depuis 2003...
    Et depuis 1998 Belgacom n'a pas reçu un cent de l'état. Par contre, il sert de tirelire et d'aide au budget de l'état par le biais de plantureux dividendes...
    Belgacom est un cas intéressant dans le sens ou la portablité est gratuite et simple. Et que malgré tout, l'hémorragie n'a pas eu lieu comme escomptée. (en chiffre net, Proximus a bien perdu des clients mais rien de vraiment choquant au regard des 6 millions de clients...)

    Pour les brevets, vous venez de trouver la meilleure façon d'arrêter toute innovation... si un entreprise qui a fait de gros frais en recheche et developpement ne peut disposer de l'exclusivité quelque temps, elle ne pourra rembourser ses investissements et d'autres en profiteront...

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  6. "quel méconnaisance coupable des bases de la finance. Si le taux d'intérêt offert pour un dépot est inférieur à la dépréciation de la valeur de l'argent, oui, la banque participent à la perte de valeur de votre dépot."
    C'est dans le cadre des banques que s'effectue la dépréciation mais la véritable cause est l'instabilité des valeurs des monnaies.

    "Ensuite, l'argent est un étalon de la valeur des biens. Le prix des biens est fonctions d'une série de paramètres, dont l'offre et la demande..." Dans une zone délimitée! D'où l'erreur de rendre les monnaies instables sur un marché mondial; on crée des fausses inflations et des dépréciations de biens commerciaux non-voulues.

    Pour le cas Belgacom, je m'abstiendrais car je n'ai pas vraiment connu son évolution vu que j'étais fort jeune en 98.

    "
    Pour les brevets, vous venez de trouver la meilleure façon d'arrêter toute innovation... si un entreprise qui a fait de gros frais en recheche et developpement ne peut disposer de l'exclusivité quelque temps, elle ne pourra rembourser ses investissements et d'autres en profiteront..."
    Ce n'est pas une vision libérale au sens où il n'y a aucune idée, aucune théorie derrière. C'est un point de vue partagé par de nombreux libéraux.
    Et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de brevet qu'on retrouvera une copie; le savoir-faire mécanique allemand est connu par les mécaniciens français mais jamais plagié, par exemple.
    Ca sous-entend d'abord un espionnage industriel, une mise en place coûteuse, une formalisation du marché,... Ce sont des phénomènes incertains et instables (car ils ne durent jamais au vu de l'évolution constante d'un marché libre).
    Néanmoins c'est un sujet intéressant où on pourrait débattre :)
    Pour ma part, je suis loin de certaines grosses têtes de liberaux.org donc je pense que ceux-là pourront t'apporter une réponse de qualité.

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