mercredi 15 octobre 2008

Avoir tort ne donne pas raison à l'autre...

Je dis ça parce que l'empapilloné du Boulevard de l'Empereur semble jouir d'une possibilité de justification du socialisme par la négation du libéralisme (voire du capitalisme vu qu'il confond tout).

Tout comme André Comte-Spontville déniait au capitalisme le droit de se justifier par l'existence même du communisme et de ses horreurs, le socialisme ne se trouve pas justifié par la déroute économique actuelle.

Commission d'enquête...

Le PS local demande donc une commission d'enquête parlementaire pour débusquer les responsables de la crise actuelle (vous avez remarqué cette tendance à trouver des responsables pour tout?).


"Ces experts, payés chèrement, qui connaissent le système mondial mieux que quiconque ne pouvaient-ils pas envoyer des signaux?"
Est-il utile de signaler que la crise est mondiale, trouve son origine aux Etats Unis et que la petite Belgique est peut être mal placée pour donner des leçons de bonne gestion. De plus, au niveau des responsabilités et des origines, de l'effet domino etc, de nombreux experts se sont déjà largement exprimés... est-il besoin d'une commission en plus? Ne pourrait-on utiliser les parlementaires à des choses plus utiles?

Mais soit... si pour lui les responsables de la crises peuvent être trouvés et si Didier Reynders et le MR doivent être considérés comme étant ses responsables (d'une crise mondiale originaire de l'autre côté de l'Atlantique?) alors pour moi, je ne comprends pas qu'il dise être toujours innocent des affaires de Charleroi et des affaires issues de son propres partis... Elio n'aurait-il pas reçu les signaux que quelque chose était pourri dans la barronie du Hainaut?

Bon, les "affaires" n'exonèrent pas le crash actuel. Mais je pense que si nous pouvions prévoir les gros soucis de Fortis à cause du rachat pour raison d'égo d'ABN, pour Dexia, KBC et les autres banques belges, non, ils ne pouvaient faire plus que ce qui a été fait. C'est à dire des signaux depuis plus d'un an qu'une crise liées aux prêts subprimes arrivait. C'était dans les journaux. Et quoi? Pouvait on interférer pour autant dans les affaires des banques américaines?

Pour le reste, Dexia, KBC, et même Fortis, ce sont, ça reste des banques foncièrement saines victimes de spéculations boursières.

Effondrement libéral

Elio entretient soigneusement la confusion entre capitalisme, libéralisme et ultra-libéralisme (tout comme d'autre celle entre socialisme et communisme...) quand il dit :


Nous vivons depuis 10 ans avec un concept selon lequel il faut réduire à sa plus simple expression l'autorité publique ainsi que tous les mécanismes de régulation
... mensonge que cela... Les libéraux ne prônent pas de réduire l'Etat à ses fonctions régaliennes (ce serait plutôt le fait de l'ultra-libéralisme).

On constate que dans toute une série de domaine nous avons connu une évolution technique permettant d'augmenter l'efficacité de l'administration. Ainsi, est-il nécessaire de conserver 820.000 fonctionnaires? Nous sommes les recordmen européens en nombre de fonctionnaires par habitant... est ce à dire que les autres pays son mal gérés?

Moins de régulation? Vu le nombre toujours croissant de pages du Moniteur Belge, je crains que ce ne soit pas la voie choisie... Ce serait pourtant une bonne chose dans certains domaines... tout comme le contraire dans d'autres domaines.


"aujourd'hui, les banques s'effondrent et avec elles, l'idéologie libérale".
N'en déplaise à Elio, la banque existe depuis des centaines d'années. Je ne vais pas faire un cours d'histoire sur la question, toujours est-il que force m'est de constaté que la banque a existé quelque soit le régime politique. Parfois elle fut certes nationalisées comme ce fut le cas en France mais ... il n'en reste pas moins que la banque est dénuée d'appartenance idéologique. Même Arlette Laguilier travaille d'ailleurs au Crédit Lyonnais...

La banque n'est pas là pour défendre des valeurs libérales ou socialistes, la banque est un rouage essentiel de notre économie. Elle travaille pour ses actionnaires. Généralement pour servir au mieux les actionnaires, il faut qu'elle serve au mieux le marché.

Que pourrais-je dire moi de notre Etat qui avait réussir à faire atteindre à notre dette publique 130% de son PIB? N'importe quelle société privée aurait été mise en faillite.
L'Etat ne pu être mis en faillite car il lui suffit de ponctionner un peu plus le citoyen. Alors facile de critiquer les banques quand on est soit même un piètre gestionnaire mais... qu'on ne peut être mis en faillite ou rendu responsable...

S'il y a une différence à retenir c'est que dans le libéralisme, les sociétés privées et les individus sont responsables et responsabilisées dans leur gestions et leurs actions. Dans le socialisme, l'Etat ou l'individu ne sont compris que comme une masse où tout le monde donc personne n'est responsables, où il n'y a aucune notion de bonne gestion et de bonne gouvernance.

Le code de gouvernance des entreprises est certes imparfait, mais il vaut toujours mieux que pas de code du tout...

Avoir honte d'être...

Aujourd'hui, on sort l'adjectif libéral ou socialiste comme une injure... dans un cas comme dans l'autre je trouve ça très triste et dénué de sens. Personnellement, quand je tire sur les socialistes en Belgique c'est pour le motif qu'ils ne sont souvent socialistes que dans leurs discours. C'est aussi parce que ma façon de voir le bien commun et ma vision du "comment" y parvenir ne colle pas avec la leur.

Je crois que l'intérêt commun n'est pas l'apanage socialiste et que ma conviction profonde est que le libéralisme est par essence social... et qu'en sus de cet aspect là, il prend nettement plus en compte l'être humain et son épanouissement que le socialisme. Mais ce n'est pas pour autant que 'socialiste' est un gros mot.

Par contre se servir de son cerveau pour sortir des âneries et le faire consciemment (je rappelle que monsieur est docteur en sciences donc a priori suffisamment éduqué que pour éviter les propos approximatifs) est impardonnable.

Solution d'avenir

Et notre ami au noeud papillon de nous dire que "le socialisme est une solution d'avenir"
Face à la faillite du libéralisme, le socialisme est "moderne" et incarne une "solution d'avenir", a clamé Elio Di Rupo. Selon le président du PS, le socialisme "est le seul capable de concilier progrès social et développement économique", là où, selon lui, "le libéralisme s'avère incapable de générer spontanément du progrès social".
A ce jour, et dans l'histoire de l'humanité, le système le plus performant pour créer le progrès n'est ni le socialisme ni le libéralisme, c'est le capitalisme. Le socialisme ou le libéralisme sont la couche que l'on met au dessus pour pallier aux imperfections, ou plutôt à l'intransigeance du système aveugle (comme on met un matelas pour palier à l'intransigeance de la gravité, elle est aveugle la gravité comme l'est le capitalisme, ils ont des lois et les suivent).

Bref, et ma conviction est que plus on est proche du capitalisme, plus on obtient un système performant (mais amoral et tenant moins compte du facteur humain) et que le meilleur compromis se situe dans le libéralisme.

Pour que le système fonctionne, il faut tant que faire se peut libérer les facteurs de production (capital, ressources humaines, environnement légal...) tout en l'encadrant pour qu'il reste conforme à une norme éthique commune et dispose d'une légitimité dans ces moyens.

Actuellement, les contraintes légales encadrant tant la création, l'innovation que la gestion d'entreprises sont telles qu'elles augmentent l'incertitude plus qu'elle ne la réduisent. Au point que parfois le danger n'est pas dans votre gestion ou votre environnement concurrentiel mais dans vos rapports à l'Etat. La confiscation des moyens de production par le biais d'impôts et taxes rendent le système sous régime socialiste si peu rentable qu'il finit par ne plus produire, par ne plus rechercher le profit... Or sans recherche de profit et de lutte contre la concurrence : aucun progrès social, aucune innovation, aucune concurrence, aucune amélioration de la qualité.

Autre exemple intéressant, les Etats Unis sont un des pays les plus innovants, nos cerveaux les plus brillants s'y rendent pour participer à des projets de recherche dont les moyens sont sans communes mesures avec ce que l'on peut connaître en Europe. Alors certes, le système américain est bien imparfait, mais les crédits de recherches sont néanmoins souvent privés. Non, il n'y a pas que l'Etat qui est capable de se préoccuper de recherches, de bien social etc. Avez vous vu le nombre de fondations et leurs moyens aux USA? Avez vu quelque chose de semblable en Europe? Pourtant, les Etat Unis ne sont pas socialistes.

La Rupture...
Répétant sa volonté d'une meilleure régulation du monde économique et d'un contrôle du monde financier, Elio Di Rupo a invité les militants socialistes à rester vigilants. Il faut s'organiser en une véritable "force de progrès pour éviter le retour de ces gens", a-t-il dit, appelant syndicats, mutuelles, secteur associatif, bénévoles et militants à se mobiliser avec les socialistes pour "fédérer" tout le pays dans cette gestion de "rupture" avec le système actuel.
En parlant de rupture, je me demandais si Elio pensait sérieusement ce qu'il disait... étant donné que les écuries d'Augias socialistes me semble encore particulièrement pleines.

Où est la rénovation? Où est le changement? Quand je vois certains mandataires politiques socialistes dont le cabinet de réviseurs engrangent contrat après contrat auprès des instances publiques qu'ils contrôlent, je m'interroge.
Quand on accepte de mandataires socialistes qu'ils signent des contrats engageant toute une région pour des millions d'euro sans même lire lesdits contrats parce qu'ils sont en Anglais et qu'on ne comprend pas l'Anglais, je m'interroge.
Où est la rupture tant annoncée et tant prônée? Où sont les rénovateurs?

Si le libéralisme a fait ses preuves en matières d'entreprises et de créations d'emplois, que les syndicats si prompts à donner des leçons de gestions me montrent quels entreprises et quels emplois ils ont créé? En tant qu'entrepreneurs, je suis fatigué de lire ce mot comme l'équivalent d'inhumain, d'exploiteur ou de fraudeur. Moi je travaille, je produits de la richesse, je paie des impôts. Avec pour résultat entre autre que j'aurai une pension inférieur à une personne ayant chômé toute sa vie... C'est ça le socialisme?

Les emplois créés par les syndicats tels les délégués permanents sont payés par les entreprises qu'ils combattent... un non sens n'est-il pas?


"Ne croyez pas qu'ils vont se laisser faire. Ils ont quémandé l'Etat", et aujourd'hui ils sont "à Monaco! ", a dit le président du PS, en référence à un lunch organisé vendredi par la branche Assurances de Fortis dans le plus somptueux palace de la principauté et à un événement similaire mis sur pied par Dexia.
De fait, Fortis Insurance, non touché par la présente crise a organisé un dîner pour 150.000 euro (d'autres citent des chiffres inférieurs). Dexia itou...
Cela n'a aucun rapport avec le besoin de capitaux...

Au demeurant, tant qu'à citer des chiffres... est-il besoin de rappeler que le gusse socialiste, ministre des sports, a, à ce jour, rentré pour 75.000euro de notes de frais pour lui tout seul aller se pochtroner à Pékin? Pour rappel ça, ce sont 75.000euro pour lui tout seul... les 150.000euro de Fortis sont partagés entre des courtiers qui génèrent de la richesse et donc permettent de financer les gabegies étatique...
Toujours chez le même ministre (merci Phineas!):
Pour Francorchamps, il (M. Daerden) remet le couvert en paradant aux nombreuses tables [17 rien que ça !] réservées au nom de la Région wallonne dans les salons VIP de l’Eau Rouge à 2500 € le couvert le week-end de 3 jours. Sans la moindre gêne, alors que le Grand Prix réalise l’exploit de faire 5,5 millions € de déficit en 2 ans. C’est le même Daerden qui avait déjà investi plus de 15 millions € pour remettre le circuit à neuf.

N’importe quelle société privée aurait arrêté les frais devant des résultats financiers aussi catastrophiques. Mais ici, on s’en fiche : c’est le contribuable qui paie l'addition finale...
Et puis, ce GP, vous comprenez, c’est tellement bon pour l’image de la Wallonie.

Alors, le dîner "libéral" à 150.000euro, sur des deniers qui ne sont pas publics (je rappelle que l'Etat n'a pas subisidié Fortis ou Dexia, il prend part au capital avec en échange des dividences, un droit de vote etc) comparé aux 75.000euro de Pékin, aux 17 tables de Francorchamps financés eux sur l'argent public, il y aurait bien des choses à dire.

La crise économique n'est pas le triomphe du socialisme ni la mort du libéralisme!

Si j'ai tort quand je dis que 1+1=4, cela ne signifie pas que vous aurez raison en disant que 1+1=0...

Ce qui m'offusque le plus c'est la désinformation permanente que subit le public, cette pré-campagne électorale mensongère et relayée par les journaux, les chaînes de télévision sans mise en perspective est lamentable.

Le libéralisme n'est peut être pas le meilleur des systèmes, mais à ce jour et en Belgique, il ne trempe pas dans une montagne d'affaires comme le parti socialiste.
Se gargariser d'une crise, externe au parti libéral et touchant tous les systèmes, socialistes comme libéraux montre bien le rideau de fumée que l'empapilloné tente de dresser entre son parti et les affaires qui ne s'arrêtent pas.

La crise ne signe pas la mort du libéralisme mais une crise de régime et une nécessité d'adaptation des règles qui régissent le système c'est certain. Elle est surtout très utile à la gauche pour masquer son incapacité latente à créer elle même de la richesse. Elle critique le libéralisme mais s'en sert pour pour créer la richesse à confisquer et à redistribuer.

Je reviendrai dans un post futur sur les tracas et les contrôles qu'un indépendant, un entrepreneur, un employeur subit tous les jours et les amendes incessantes qui le menacent comparées à l'encouragement au chômage que l'on retrouve sur les sites syndicaux... au manques de contrôle ou de pointage des chômeurs...

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