lundi 13 octobre 2008

Leçon d'économie et de politique...

En ces temps troublés de crise où des empapillonés ne pensent qu'à hurler à la mort du Libéralisme, voire du Capitalisme... j'ai trouvé l'édito de Michel Konen dans La Libre de ce jour particulièrement pédagogique. Le fait que l'empapilloné soit président de parti et homme de sciences diplômé me déçoit énormément. Ses discours actuels sont populistes, démagogique et oublient ce que ses diplômes sont sensés lui avoir appris : des faits, de l'objectivité et de la rigueur. A son égard, une petite leçon d'économie et de vocabulaire s'impose.

Je me permets donc de vous publier cet excellent édito...

On entend des voix qui s'élèvent aujourd'hui pour signer la mort du libéralisme et appeler l'Etat à jouer un rôle plus déterminant dans la gestion de l'économie et des finances. C'est oublier le sens des mots.

Le capitalisme est un système économique et social fondé sur la propriété privée des moyens de production et d'échange. Il se caractérise par la recherche du profit, l'initiative individuelle, la concurrence entre les entreprises. L'humanité n'a pas connu de système aussi puissant pour assurer son développement. Elle n'a pas connu non plus de système qu'il faille autant réguler pour éviter les abus.

Le
libéralisme est une doctrine économique et politique qui tend précisément à réguler les excès du capitalisme. Selon elle, l'état ne doit pas gêner, par ses interventions, le jeu de la libre concurrence. Il doit au contraire permettre à celle-ci de s'exercer pleinement en évitant, en particulier, les régimes des monopoles.

Le
socialisme se définit par la condamnation de la propriété privée des moyens de production et d'échange pour aboutir au communisme avec la collectivisation de ces moyens de production.

L'économie est comme un réseau routier sur lequel circulent les voitures.
-Le capitalisme laisse les véhicules se débrouiller seuls : que les camions écrasent les autos puisqu'ils sont les plus gros.
-Le libéralisme consiste à réguler le réseau en inventant le code de la route, par exemple. Ce qui n'empêche pas les accidents (les crises) mais n'empêche pas non plus chacun d'aller où il l'entend au volant de son véhicule.
-Le socialisme veut mettre un chauffeur dans chaque automobile quand il ne veut pas obliger les citoyens à n'utiliser que le car collectif.
-Le communisme, lui, vous impose l'heure et le lieu de départ tout comme le lieu d'arrivée.

La crise actuelle doit créer un code de la route collectif, pas une appropriation collective des moyens financiers. L'intervention des Etats ne doit être que provisoire et circonstancielle. Sous peine de voir régresser les libertés !


Merci Michel pour cet édito qui remet quelques pendules à l'heure et réexplique la pensée économique et sociale de chacune des tendances.
Merci d'avoir rappeler que le capitalisme, comme la gravitation, ne sont que des systèmes...

8 commentaires:

  1. En conclusion de votre, heu... de l'édito de M. Konen (vous ne dites pas grand'chose), j'aimerais avoir votre opinion:
    -l'état peut-il intervenir dans ce genre de cas? ou au contraire vaut-il mieux qu'il laisse ces "maillons faibles" du libéralisme se dépêtrer et mourir -comme un marché totalement libre l'aurait fait, probablement;
    -l'état peut-il intervenir pour sauver des cas qui concernent l'économie réelle, et non pas seulement des organismes de spéculations financières qui se contentent de faire de l'argent avec beaucoup d'aplomb, mais sûrement pas beaucoup de réalité.

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  2. Cher Thitho
    je vous remercie pour votre réaction.
    Force m'est de devoir vous signaler que mon opinion est connue depuis longtemps et est contenue dans les nombreux posts précdents...

    Mais soit, faisons l'exercice.
    1. Votre question reflète la confusion, savamment entretenue par certains, entre libéralisme, ultra-libéralisme et capitalisme.

    Le libéralisme ne demande pas une marché totalement libre... l'utlra libéralisme non plus d'ailleurs même si lui tente de contenir l'Etat à des fonctions régaliennes...mais il conserve un etat. (contrairement aux aneries que j'ai pu lire par ailleurs)

    Le libéralisme accepte l'intervention de l'Etat car il reconnait les inéfficacités du marché.

    Enfin, je tiens à signaler qu'en Europe nous sommes loin du libéralisme et que majoritairement, les partis sont orientées vers le social et l'humain. Ce que prônent les libéraux ce n'est pas moins d'Etat mais surtout un MEILLEUR Etat, plus efficace et soucieux du bien commun.

    Ici, clairement, l'Etat devait intervenir dans l'intérêt commun. Il ne sauve pas les actionnaires contrairement à ce qu'on a pu lire, mais bien un système économique d'échange, l'éaprgne des particuliers et les emplois des gens travaillant dans les banques.

    La meilleure preuve que l'on ne sauve pas l'actionnaire est de faire une comparaison entre le cours actuel et le cours il y a un an.

    2. C'est méconnaitre la réalité économique du système bancaire. L'économie réelle ne peut exister sans le système bancaire.
    Aujourd'hui, on spécule sur les titres des valeurs bancaires (ou autres valeurs) mais il est une évidence que depuis quelque temps les valeurs boursières ne reflètent plus la valeur intrinsèque des entreprises (exemple: une capitalisation boursière inférieure aux liquidités immédiatement dispobnibles d'une entreprise, ou inférieur à la valeur de l'immobilier de l'entreprise).

    Cett déconnection, hélas croissante, je suis le premier à le regretter, est effectivement le fait de spéculateurs et entraîne que la bourse n'est plus un bon indicateur de l'économie.

    Pour ma part, j'aurais tendance à mieux réguler et réglementer les outils et produits de spéculations. Ils sont trop complexes et entraîne une déconnection inacceptable à la réalité.

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  3. Rassurez-vous, je ne confonds pas libéralisme et capitalisme. Si cela vous amuse, je vous invite à trouver mon opinion à ce sujet ici: http://thitho.allmansland.net/?page_id=13

    Quant à la nuance entre ultra-libéralisme et libéralisme, je la trouve amusante. Votre victime préférée aussi d'ailleurs: à gauche, nous sommes nombreux à penser qu'Elio ne tape généralement que sur le néo- ou l'ultra-libéralisme pour mieux exonérer l'économie de marché libérale dont il s'est fait un des champions -sauf, naturellement, pour les fans de son ami Didier, et pour la galerie de ses électeurs.

    Ce que vous appelez ultra-libéralisme est plus clairement et simplement le libéralisme classique remis au goût du jour par Friedman et consorts. Smith ne l'aurait pas dénié.

    Je vous suis sur les fonctions régaliennes, encore qu'il y aurait moyen de trouver des libéraux désireux de les limiter à leur strict minimum, et même à faire disparaître les États... On les appelle libertariens.

    Je suis surpris par votre "le libéralisme accepte l'intervention de l'État car il reconnaît les inefficacités du marché".
    Dans ce cas, il me semble difficile de critiquer quelque intervention de l'État sur des bases de principe: si l'état en son temps était intervenu pour sauver l'industrie métallurgique, il aurait aussi bien sauvé un système économique, des emplois et beaucoup d'argent dans les caisses de l'État qui aura servi à indemniser des dizaines de milliers de chômeurs impossibles à recaser. ce n'est qu'UN exemple.

    En ce qui concerne vos banques, le libéralisme n'aurait-il pas prévalu en disant que ceux qui se sont trompés ne méritent pas de continuer la guerre économique? Et de laisser la place à de meilleurs qu'eux?

    Je n'ai pas dit que l'économie réelle n'est pas liée au système bancaire. Mais en l'occurrence les responsables de cette crise sont ceux qui ont le plus joué à "qui crée de l'argent sur du vent". Cela dit, ma réponse s'allonge... et votre post n'est déjà plus tout jeune... Je m'arrête ici en espérant que vous me modérerez :-)

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  4. Bonjour Thitho,

    merci de vos interventions. Perosnnellement, je les trouve particulièrement riche et intéressante car elles me forcent à préciser ma pensée, ma vision des choses.

    j'aime car vous me contredites et enrichissez ainsi le débat.. j'aime car vous me signaler ce qui peut (ou même est) être incohérent.

    Je n'ai malheureusement pas le temps de vous répondre dans la journée (qui va être plutôt agitée de mon côté) mais je répondrai exhaustivement soyez en sur.

    En attendant... ma "victime" préférée est de nouveau en tête de post... peut être d'ailleurs, cela répondra-t-il déjà à certaines de vos interrogations.

    Bonne journée

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  5. ..pardonnez les fautes d'orthographes, je ne me susi pas relu...

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  6. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  7. merci de vos interventions. Perosnnellement, je les trouve particulièrement riche et intéressante car elles me forcent à préciser ma pensée, ma vision des choses.

    Là, Chaos, t'es presque prêt à faire politicien... :-D

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  8. Bonjour,

    Le développement d'un peuplement d'arbre planté à 1,5 m sur 1,5 m donne une assez bonne idée de ce qu'est le capitalisme. C'est un système on ne peut plus naturel et primaire.

    Le libéralisme est un courant qui s'est mis en place face au despotisme de l'état. Il repose sur la responsabilité individuelle, la liberté et l'existence de droits fondamentaux.

    Ces même droits fondamentaux dont font partie les droits de l'homme. Tout individu ayant des droits dans un état ... de droit (le rôle de l'état à ce propos ne saurait être abandonné sur base du seul libéralisme).

    Limiter le rôle de l'état avait du sens à l'époque où est né le libéralisme.

    L'ultra libéralisme... heu... c'est comme le nouveau dash par rapport à l'ancien. C'est une manière de légitimer le retour au capitalisme.

    En tant que doctrine, le socialisme est plus récent. Il est mis en place afin d'éviter que certaines personnes disposent de l'ensemble des biens et que les autres ne travaillent comme des esclaves.

    Mon grand père travaillait 16 heures par jour dans les mines de charbon pour avoir de la viande une fois par semaine.

    Parce qu'après le despotisme des Roi est venu le despotisme de la bourgeoisie (je sais que ça fait 20ème siècle mais c'est historique).

    Dire que l'Europe est sociale me fait un peu rire (ou pleurer, c'est selon). Récemment la chancelière allemande parlait de supprimer l'indexation des salaires. Du socialisme ? Vous plaisantez ?

    Dire que le socialisme condamne la propriété privée s'est le confondre avec le marxisme ou le faire passer pour tel.

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