vendredi 17 avril 2009

Ne votons plus "l'homme" mais le "thème"

Et si la solution à la particratie pouvait se trouver dans un mode de réflexion totalement distinct? Totalement différent?

Si on pensait "out of the box"? Si on faisait un parallèle entre "législature" et "projet"? Si un gouvernement devenait un Board de Direction, le Parlement un Conseil d'Administration, le Senat un Comité de Durabilité/Ethique et les électeurs "actionnaires"

Si... nous cessions simplement de voter pour... des gens ou des partis?
Si nous votions pour des idées (vous me direz que les hommes portent des idées... mais on reste alors dans la logique actuelle...)?

Comment procéder?

Temps 1. avant chaque élection, réunion du "Tiers Etat"

... les gueux quoi... nous... la population etc

But: établissement de listes... non.. pas de listes électorales ou de liste de personnes... Etablissment de liste de priorités, de "revendications", de sujets à solutionner durant la législatures qui suit.
Comment: par éléments, thème
  • le côter (niveau de priorité, criticité, impact),
  • le définir : établir des spécifications quoi. Qui soient "SMART" : Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et definie dans le Temps
  • l'orienter : plutôt vers la "gauche", plutôt vers la "droite"

Delivrable: tout mettre dans un catalogue.

Temps 2: Vote

Au moment des élections, la population vote pour des thèmes, des sujets, de priorités, des orientations.

En effet, aujourd'hui plus personne ne lit les programmes des partis, plus personne ne sait ce qu'ils contiennent (ce qui fait qu'on leur donne parfois de mandats auxquels on ne s'attend pas vraiment, le meilleur exemple étant le séparatisme du CD&V, quasi le seul point du programme mis en avant après le 10 juin 2007 oubliant toute la partie socio-économique.)

But: le programme de la législature appartient au peuple, c'est lui qui décide de son avenir. Une élection est donne run mandat à faire quelque chose... pas un mandat libre de droit!

Delivrables: une liste délimitée de sujet, et l'orientation à prendre. On recommence à véritablement voter pour des idées, des plans, des orientations et non plus pour des personnes.

Temps 3: Sélection (et non plus élection!)

Les candidats remettent leurs CV à un organisme comme le SELOR. Le SELOR me semble bien non-politisé. Vu le nombre de fois où ces recommandations OBJECTIVES sont contournées sous des prétextes fallacieux, nous pouvons vraiment nous dire que ces recommandations sont réellement objectives et la sélection des personnes les plus compétentes mises en avant.

On sélectionne par poste les candidat(e)s les plus à même de les porter à bien :
le gouvernement.

Les candidat(e)s les plus compétents pour les contrôler, amender, suivre :le parlement.

Le Senat deviendrait une chambre de réflexion sur le long terme et vérifierait que l'on fasse de la politique "durable" (par exemple, obligation d'alimentation du Fond Argenté, limitation des mesures One shot etc)

Temps4: Législature et mise en oeuvre...

Les avantages de cette formule sont nombreux:
-fin du pouvoir des partis et des présidents de parti
-réintérressement de la population à la politique et au thèmes qui lui sont chers
-tout le monde à une chance de participer, de devenir "ministre", "parlementaire" ou "sénateur". Les places iront... aux plus compétents...
-On vote réellement pour un programme... plus fort, ce sont les citoyens qui établissent programmes, thèmes et orientations...
...

Bien sur... c'est utopique.. mais celà me semble une voie intéressante pour sortir de la particratie tout en conservant la démocratie...

4 commentaires:

  1. Voter le thème, que voilà une version intéressante (remarque qui me rappelle mes études en latin - version, thème)
    D'aucun vont rétorquer aussi sec : "Mais les citoyens sont bien trop idiots que pour savoir ce qui est bien pour eux !". Ils vont le faire avec plus de diplomatie mais ce sera le fond de leur pensée. Et voilà pourquoi notre démocratie représentative a perdu sa composante primaire : la démocratie participative. Et ils auront raison de le dire car le citoyen est effectivement perdu dans cette politique délibérément opaque (opaque = qui n'est pas transparente). Mais ce n'est pas idiot qu'il est. C'est trompé.
    Plus de démocratie participative est une démarche qui doit renaître à l'initiative du citoyen. Raison pour laquelle ce blog ainsi que d'autres dont http://www.vosprioritespolitiques.blogspot.com en sont peut-être les prémices.

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  2. C'est intéressant, faudra que j'y réfléchisse!

    Moi j'avais eu une idée plus bête.

    Quand on remplit sa feuille d'impôts, on décide de l'allocation desdits impôts. Par exemple, en pourcentage qui va à tel ministère. Tu trouves que la culture n'a pas à être subsidiée? Tu mets 0% à la culture. Etc.

    Le problème évident est que ça devient difficile de mener une politique de long terme, mais je suis sûr qu'il y aurait moyen de bricoler le bazar.

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  3. C'est un système qui existe en Allemagne mais pour des domaines très limités comme la religion.

    Je ne pense pas que c'est au citoyen de décider de l'allocation budgétaire. Sinon, tout le monde voudra toujours moins d'impôts avec toujours plus de services. Ingérable.

    Par contre je souhaite l'instauration de l'impôt avec destination pré-établie. Et non plus "tout dans un pot commun en toute opacité pour redistribuer selon les envies de quelques uns".
    Ainsi, quand on sait que la fiscalité automobile rapporte 12 milliards d'euro et que l'on ne consacre que 160 millions d'euro à l'entretien habituel...

    Qu'on nous fait miroiter qu'on va faire un super cadeau parce qu'on va mettre 600 millions (qu'on ne retrouve d'ailleurs plus) pour réparer nos routes. Alors qu'on sait déjà qu'il en faudrait 800!

    On peut raisonnablement se dire que l'automobiliste se fait tondre...et qu'on veut en sus instaurer un péage... (qui d'ailleurs ne rapporterait que 25 millions d'euro soit un petit 3% par rapport au véritable besoin) qui devrait sois disant résoudre tout nos problèmes.

    ...
    en bref... on se fout de nous non?
    D'où...la nécessité de transparence... impôt par destination.

    ...en vous remerciant.

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  4. Oui mais évidemment, si tu votes zéro à tel ministère, faut pas te plaindre si le niveau de service baisse... Mais ça obligerait aussi les gens à faire le tris de ce pour quoi ils sont vraiment prêts à payer. On parie qu'on retombe sur les fonctions régaliennes? ;-)

    Mais sinon, la destination pré-établie, ça me paraît le minimum-minimorum de la transparence, et ça fait très cruellement défaut.

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