jeudi 25 juin 2009

Les vrais chiffres de la Dette Belge...

Ou comment présenter un bilan catastrophique comme étant une grande victoire?

Voilà des années que l'on vante la magnifique et magnificiente gestion de la dette publique belge. Qu'à coup de grande communication, on vante les mérites de l'Etat, probe et efficace (sic) qui parvient à faire baisser toujours plus le poids de la dette des épaules des ménages.

Une agence a même été créée pour cela : l'Agence de la Dette.
Cette agence n'est pas mal dans son style communiquant. Ainsi, les chiffres flatteurs sont-ils proposés sous forme de graphiques (ouaw, c'est super, la dette diminue) quant aux chiffres montrant la catastrophe annoncée vers laquelle nous nous dirigeons à grand pas, tel le Titanic vers son Iceberg, ils sont proposés dans d'austères documents pdf remplis de chiffres et planqués au fond d'une arborescence.

Communiquons...

Quand on se ballade sur le site de l'Agence, quand on écoute les communiqués officiels à la télévision ou en radio, quand on lit les journaux, on apprend que la gestion dynamique et efficace de la Dette publique belge a permis de passer d'un taux d'endettement de 133% du PIB à 84% du PIB en 2007.

2008 et la crise font passer ce taux d'endettement à 89,7%. Premier couac.
Mais l'Agence annonce fièrement sur son site :

"Evolution du taux d'endettement (en % du PIB): le taux d'endettement a atteint le niveau record de 133,5% du PIB en 1993. Depuis lors, ce taux à diminué de manière constante."
Et de publier un joli graphique à l'appui de cette proposition:


Nous voilà donc, nous, citoyens, rassurés pour notre avenir. La dette diminue. L'austérité et les efforts conscentis payent. Avec un peu de chance, nos enfants vivront mieux et sans cette épée de Damocles au dessus de leurs têtes.

Les gouvernements pourront dégager des marges et alimenter le Fond Argenté. On pourra entreprendre des politiques sociales bien pensées etc.

Cette pensée est d'ailleurs renforcée par le deuxième graphique (magique) de la page et le texte l'accompagnant:

"Evolution des soldes primaire et de financement (en % du PIB): un surplus
primaire substantiel et un budget structurellement équilibré"


  • solde de financement
  • surplus primaire
  • charge d'intérêt

Avouez que le graphique et la légende qui l'accompagne sont doctes, jolis, et que la communication (méthode Coué?) nous montre que tout va bien, soyons appaisés...

Hélas trois fois Hélas...

Je passe le fait que le quidam lambda ne se préoccupera pas de ce qu'est le solde primaire (différence entre les recettes de l'année et les dépenses de l'année hors paiement des intérêts de la dette!). On lui dit que tout va bien, c'est que c'est vrai. En plus, on le voit bien, on a une jolie courbe qui descend. Ah, c'est la charge d'intérêt... tant que le PIB augmente plus vite que la dette, c'est logique... mais ça ne veut pas dire que la dette diminue hein...

On nous dit qu'on a un surplus primaire substantiel... oh... c'est fantastique, ...sauf qu'à bien y regarder, ce surplus primaire à tendance à diminuer depuis 2001... (il passe de 6,9% à... 2,5!!!). Ce qui signifie en français que l'on a moins de moyens pour payer les intérêts de la dette...

...quant à l'affirmation "budget structurellement équilibré", je me permettrai de ne pas insister lourdement sur le nombre de mesures "one shot" (vente de bâtiments entre autre, libéralisation d'un autre etc) qui font que, non, cet équilibre n'est justement pas structurel!

Revenons aussi sur le passage surprise de 84 à 89,7% du PIB... D'accord il y a la crise... Mais avec les chiffres réels, rien qu'une stagnation de notre PIB avec une légère augmentation de la dette dûe au déficit public nécessité par le renflouement des Banques, nous aurions déjà une augmentations du niveau.

Il n'y a pas de mystère à ça, en chiffre absolu, la dette de la Belgique n'a jamais cessé d'augmenter... Elle est ainsi passée de 255 Mia d'€ en 2001 à 319,75 Mia d'€ en mai 2009 (soit une croissance de 25%). Et, le graphique vous le montrera, ce n'est pas l'effet de la crise que nous traversons!

De fait, nous avons une "accélération" de l'endettement dûe à la crise, mais cette dette restait de tout façon en croissance.

En comptant que nous étions 10 Mio d'habitants en 2001 et que nous sommes aujourd'hui 11 Mio, ça signifie simplement que la dette par tête de pipe est passé de 25.500€ à 29.065€. Chaque enfant belge qui nait commence avec une dette de près de 30.000€ à éponger!

Soit une augmentation de 13,98% par habitant en 8 ans... Et heureusement que notre population est en croissance sinon ce serait encore pire...

Communiquons aussi!

En vue annuelle, voici ce que donne l'évolution de notre dette publique depuis 2001...
La dette de la Belgique à augmenté de 25% en 8 ans... tout celà reste fort loin des discours officiels et des évangélistes budgétaires vous annonçant des marges et des miracles pour demain.



...et juste pour le fun la même dette en vue mensuelle. On notera une meilleure maîtrise de cette dette de 2005 à 2007... mais à part ça... point de salut...


Nous voici donc fort loin des discours officiels que l'on nous serine depuis 10 ans. Il est évident en connaissant ces chiffres que le moindre accident de conjoncture entraîne un effet mécanique important sur notre endettement.

Crise, effet mécanique et futur...

De manière évidente, si nous arrivons dans une période de crise, c'est à dire de décroissance du PIB... même avec une dette n'évoluant pas en valeur absolue nous aurons un taux d'endettement plus important...

Si en prime, cette même dette augmente... mécaniquement, l'effet dette/PIB est renforcé. C'est encore pire quand on sait qu'en période de crise, ces effets sont inévitables et conjugués! Et que la dette augmente d'autant plus que le PIB diminue.

Si le PIB diminue, ça veut dire que l'on produit moins, nous avons donc besoin de moins de gens pour produire, augmentation du chômage, donc augmentation des dépenses sociales avec en même temps des recettes en baisse (IPP, ISOC, TVA)... nous entrons dans une spirale potentiellement infernale!

Il suffit d'ailleurs de lire le graphique de l'agence de la dette pour montrer que nous ne sommes jamais entrés dans un cercle vertueux... mais entreront très rapidement dans un cercle vicieux:
Il faut environ 2 ans pour que le taux d'endettement diminue de 6 % alors qu'en 6 mois, nous venons de l'augmenter de 6%.

Il est d'ailleurs étonnant que les agences de presse (j'ai presque envie de dire de propagande du coup) n'expliquent jamais des choses aussi simple aux gens: le niveau d'endettement peut diminuer même si la dette augmente. Il suffit simplement que la dette augmente plus lentement que le PIB... avec tout les risques que cela comporte.

L'homme politique qui parviendra à faire comprendre ça au gens sera un homme intelligent. Celui qui leur fera comprendre que l'Etat va mieux gérer les recettes pour diminuer la valeur nominale de la dette mais que celà nécessitera de revoir le systèmes des droits acquis sera un Homme d'Etat.

Prospective

A défaut d'homme d'Etat donc, nous sommes forcés de tirer un premier constat: nous sommes dans la mouise.

Le deuxième constat est que les plans de stabilisation et de retour à l'équilibre que l'on nous propose sont LARGEMENT insuffisants. En effet, un retour à l'équilibre en 2015 signifie attendre la prochaine crise. Il faut dire que les crises ont toujours été des prétextes facile pour ne pas tenir ses engagements ou faire passer des choses inacceptables.

Nous sommes en 2009... considérons que les cycles se maintiennent... la crise a éclater mi-2008, fin 2007... Nous avons des cycles d'environs 6 ans...
Soyons très clair, je ne sais pas ce qui causera la prochaine crise. Ce sera probablement une bulle, toutes les règlementations que l'on mettra en place ne pourrons l'éviter (les systèmes et règles implémentés à postériori évitent juste de répéter les même erreurs), le système fonctionne et évolue comme ça. Je sais juste qu'en 2014-2015 nous aurons une crise.

On le sait... il nous faut donc :

  1. être à l'équilibre budgétaire à fin 2012 (et un équilibre Structurel et non One-Shot)
  2. dégager des marges pour revenir au niveau d'endettement de 2007 pour 2013 en gérant la dette de manière active et en activant des programmes d'austérité
  3. profiter de la croissance que nous connaîtrons en 2012 au plus tard pour limiter les dépenses sociales et augmenter les revenus de l'Etat, ce qui implique une révision des systèmes de "droits acquis".
  4. s'attaquer à la valeur nominale de la dette pour rentrer dans un cercle vertueux
  5. dégager des marges et des réserves pour la prochaine crise, alimenter le Fond Argenté.

C'est un programme ambitieux certes mais a-t-on encore vraiment le choix?

Bien sur, ce n'est pas très porteur électoralement...du moins aujourd'hui...

22 commentaires:

  1. @Chaos

    Bel exercice !
    Qu'en est-il de l'influence de l'inflation ?
    Merci.

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  2. La question mérite que j'aille creuse ce point aussi tiens...
    Si j'ai le temps, réponse demain ou ce w-e... ;-)

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  3. Je me posais la même question qu'Himself :-)

    Et une autre question: c'est bien de dire que chaque enfant belge "naît" avec une dette de 30.000 €, il faudrait aussi signaler que chaque enfant belge naît avec une créance de ? (je n'ai pas cherché la proportion de la dette interne).

    Enfin, même si je suis tout à fait d'accord avec l'analyse, je me dis parfois que mon taux d'endettement est de 10 x mon PPB (produit personnel brut). Mais je ne suis pas inquiet, parce que cet endettement est constitué d'investissements et que par rapport à mon patrimoine, cet endettement ne représente qu'une fraction (10 ou 15%)

    Qu'en est-il de l'Etat?

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  4. @Phineas & Xavier

    ... on en doi pas vraiment tenir compte de l'inflation depuis les critères de Maastricht. La BCE a très bien joué son rôle et maintenu l'inflation à un niveau raisonnable, pour ne pas dire négligeable (<2%)

    C'est en ça que l'évolution de la dette est interpelante aussi. Si sa valeur nominale n'avait crû que du taux d'inflation, ce ne serait pas extraordinaire. Juste une gestion nulle en somme... Mais ici, sa valeur nominale (je devrais faire une actualisation de la valeur nette avec les taux d'inflation et les années mais bon hein... d'autee chat à fouetter)

    Pour info, les gros décallages commencent en 2004, 1,6% d'inflation, 3,79% d'augmentation de la dette.
    Bonne maitrise en 2005 et 2006 avec des taux de croissance inférieurs à l'inflation... mais 2007, 4,14% et 2008, 8,65%...

    @xavier

    La question est pertinente... néanmoins, je tiens à te signaler que si certains Belges sont créanciers de l'Etat, TOUS les Belges sont par contre apporteurs de fonds pour rembourser la dette de l'Etat. Tu saisis la nuance?

    Mes filles par exemple sont endettées avant de commencé et n'ont aucune créances sur l'Etat.

    On rentre dans du technique mais la dette est composée majoritairement d'OLO qui sont des obligations moyen, long ,très longs terme. Comme elle sont souscriptible par tous, difficile de savoir si les citoyens belges en ont beaucoup. Ceci étant, j'en doute car c'ets un produit destiné aux professionels.

    On trouve à court et très court terme, des certificats de trésorerie et des Bons du Trésor. Ils ne m'inéressent pas car ils sont remboursés dans l'année.

    Enfin, on a ou plutot avait les "autres emprunts" comme
    -les emprunts classiques mais le dernier fut remboursé en 2004
    -les emprunts à lots mais on n'en crée plus il n'en reste plus que trois en cours (et libellé en BEF...c'est dire)
    -les emprunts sans échéances dont je doute fort que les particuliers en ait souscrit.

    Reste, les classiques bon d'états qui sont d'ailleurs réservés au particuliers.

    Alors... aujourd'hui comment la dette s'organise-t-elle autour de ses différents emprunts et voyons si l'on est si créditeurs que ça de l'Etat?
    Les OLO et les Certificats de Trésoreries (donc pas vraiment destinés aux particuliers) constituent 90,2% de notre dette...
    Les Bon d'Etat doivent représenter entre 2 et 3% de notre dette...

    C'ets vraiment pas avec ça qu'on va être créancier de l'Etat... surtout avec l'inflation qu'on est en train de se préparer.... Car le rôle de l'inflation (et qui est utilisé comme "arme" par certains gouvernement est qu'en diminuant la valeur de l'argent, on diminue mécaniquement son poids de dette...

    Quand si l'inflation dépasse le taux d'intérêts promis, le prêteur est le dindon de la farce car il est bloqué avec de l'argent dont la valeur diminue... et qu'il ne peut pas dépenser.

    Dernière intervention: quid de l'endettement de l'Etat vs son patrimoine.
    Mauvaise nouvelle ici aussi, je rappelle les nombreuses mesures "one shot" du gouvernements, la vente des biens et immeubles publics, les prcédures de Sales & Lease back... et l'on constatera que le patrimoine de l'Etat tend à s'appauvrir un peu plus chaque année.

    Cela répond-il à vos intéressantes questions?

    Donc, à la limite, on peut bénir le taux d'inflation un peu plus élevé que nous avons connu récemment

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  5. ...grrr... foutue habitude de pas ma relire quand je fais des comments... du coup, orthographe en dessous de zero.
    Désolé... je ferai attention la prochaine fois

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  6. Concernant l'inflation: en 9 ans +19%, donc la dette "n'a augmenté" que de 6% en Euros constants.

    Personnellement, je trouve que la comparaison par rapport au PIB n'est pas impertinente (non pertinente :-)).
    Imaginons que le PIB belge double, la dette sera bien moins grave alors.
    Et donc, une baisse du PIB est catastrophique...

    Concernant la dette intérieure, tu as en fait raison: l'endettement semble être plutôt extérieur, mais je ne sais plus où j'ai lu cela, donc...

    Lats but not least, ce qui m'inquiète surtout ce sont les emplois de cet argent. Comme je le disais, s'endetter pour investir ne me gêne pas. Mais s'endetter pour des dépenses sans valeur ajoutée c'est grave.

    Surtout qu'en Belgique, l'Etat a l'art d'effectuer des dépenses avec un "multiplicateur négatif", à savoir des dépenses qui détruisent de la valeur plutôt que d'en créer....

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  7. @xavier

    pour moi, le fait que la dette en valeur absolue n'aie pas diminué en 9 ans est déjà une abomination en soi.

    c'est comme les crédits revolving... tu finis par ne payer que les intérêts... jamais le capital. Au point que certaines personnes rembourse 5, 6 fois ce qu'ils ont emprunté... mais toujours pas le capital... ce n'est pas intelligent ni responsable.

    Si en sus, la dette augmente (en valeur absolue et à terme constant)... on peut se poser la question du débile qui la gère.

    Pour rappel, un ménage qui prend un crédit hypothécaire à le droit d'emprunter à concurrence d'un remboursement qui corresponds au tiers de ses entrées financières nettes.

    Avec une dette à 89,7% du PIB... sachant qe l'Etat taxe le PIB à environ 44%, donc que ces rentrées financières doivent être inférieure à sa dette... je me demande comment on a encore le droit d'emprunter...

    Le ménage comme tu le dis très bien, met sa maison en garantie... L'Etat lui, est en train de se dépouiller de ses biens...

    ...et avec ça... ça va me faire un deuxième post sur la dette, je résumerai vos questions, les réponses et étaierai si je sais avec des chiffres et des graphiques. ... ne vous retenez pas!
    ;-)

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  8. @Xavier

    "l'Etat a l'art d'effectuer des dépenses avec un "multiplicateur négatif", à savoir des dépenses qui détruisent de la valeur plutôt que d'en créer...."

    Tu pourrais expliciter qqepeu, avec un ou deux exemples bienvenus ?

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  9. "Concernant la dette intérieure, tu as en fait raison: l'endettement semble être plutôt extérieur, mais je ne sais plus où j'ai lu cela, donc..."

    je croyais que c'était le contraire ... cela a-t-il changé "récemment", ou cela n'a jamais été/n'est pas vrai?

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  10. @Chaos

    "je rappelle les nombreuses mesures "one shot" du gouvernements, la vente des biens et immeubles publics, les prcédures de Sales & Lease back... et l'on constatera que le patrimoine de l'Etat tend à s'appauvrir un peu plus chaque année."

    En terme de principe de gestion, est-ce si mauvais que cela ? Quand l'entretien et la rénovation te coutent plus cher que ta capacité d'emprunt ?

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  11. @Chaos,

    Même si je suis d'accord avec l'esprit de ce que tu écris, je dois attirer ton attention sur le fait que tu compares pour les ménages le remboursement (qui doit normalement être inférieur au tiers de ses revenus) et pour l'Etat le niveau de sa dette.

    Toutes autres choses étant égales par ailleurs, un ménage qui contracte un emprunt dont le remboursement (amortissement du capital + intérêts) emprunte environ 7 ou 8 fois le montant de ses revenus annuels

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  12. @Chaos,

    Même si je suis d'accord avec l'esprit de ce que tu écris, je dois attirer ton attention sur le fait que tu compares pour les ménages le remboursement (qui doit normalement être inférieur au tiers de ses revenus) et pour l'Etat le niveau de sa dette.

    Toutes autres choses étant égales par ailleurs, un ménage qui contracte un emprunt dont le remboursement (amortissement du capital + intérêts) emprunte environ 7 ou 8 fois le montant de ses revenus annuels

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  13. @Phineas

    C'est l'objet d'un article en gestation.

    Je dois en effet trouver des exemples car pour l'instant, ce n'est qu'une impression.

    Je dois aller relire Bastiat, je crois bien qu'il devrait m'aider :-)

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  14. @Himself

    La vente des immeubles peut être une bonne chose, comme tu le sous entends.

    Parce que la gestion (entretien, etc.) coûte très cher pour quelqu'un dont ce n'est pas le métier (pour l'Etat, c'est un truisme, pour des entreprises, c'est souvent vrai)

    Je suis curieux de voir ce que les propositions de privatiser les logements sociaux va devenir. L'idée de Javaux d'accorder plutôt des chèques logement me semble bonne, avec cependant le risque de fausser le marché et donc de hausser le prix pour ceux qui n'ont pas ces fameux chèques.

    Autre débat, mais qui est lié, quand l'Etat passera-t-il à une comptabilité en partie double? Certains pays l'ont fait.

    Avant que tu ne me poses la question, je ne sais plus lesquels. Mais je crois que la Nouvelle Zélande est parmi ces pays.

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  15. "Toutes autres choses étant égales par ailleurs"

    Tu l'aimes bien, celle-là !

    Mais la suite est correcte à propos de la capacité de remboursement et du niveau d'endettement.

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  16. @Xavier

    "les propositions de privatiser les logements sociaux"

    Je ne sais si tu te souviens (ou a vu) le MAP du dimanche suivant l'option de l'olivier. André Antoine expliquait que L'Explication de l'éviction du MR de la majorité reposait sur ce seul point: vente d'une partie des logements sociaux.

    cela voudrait la peine de retrouver ce moment d'anthologie.

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  17. "We kennen de problemen. Ons land behoort tot de topdrie inzake belastingsdruk en tegelijk zijn de pensioenen die we betalen zowat de laagste in Europa"
    Lu sur le site du Standaard

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  18. @ Xavier

    Concernant la tenue de la comptabilité de l'Etat en partie double, c'est un projet qui est en cours. Normalement, ça devrait aboutir pour 2011. Normalement

    http://www.fedweb.belgium.be/fr/a_propos_de_l_organisation/budget_et_marches_publics/fedcom/

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  19. @Yves: merci.

    @Himself: ceteris paribus: c'est l'indice qui fait que mes élèves vérifient que c'est bien moi qui ai écrit un article :-)

    Sinon, une belle analyse sur la corrélation entre la croissance et le poids de l'Etat...

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  20. Votre reponse a la question de himself est revelatrice : "Qu'elle est l'influence de l'inflation", reponse : "la question merite que j'aille creuser ce point" !!!!!

    Extraordinaire, le simple fait d'exprimer la dette en franc constant est en soi une maniere d'en tenir compte et vous le faite alors pourquoi donc repondre que vous devez creuser le probleme ?!?!?!

    La ou votre analyse est un peu faussee c'est de considerer qu'exprimer la dette en fonction du PIB serait fausse. Exprimer sa dette en fonction de sa capacite à la rembourser (ses revenus cad le PIB) est relativement sain, on devient plus riche, la dette ne diminue effectivement pas enormement mais elle ne represente plus grand chose par rapport à votre revenu, objectivement elle diminue (vous gagnez 100 vous devez 200, vous gagnez 1000 vous devez toujours 200, bon, et alors !) ???

    Vos propos sont alarmistes et non justifies.

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  21. Kermit:

    1. on parlait de valauer absolue, pas de francs constant... c'est po poreil...

    2. Alarmiste et non justifié? Je ne sais pas comment vous gérez l'argent du ménage mais si vous imitez l'Etat Belge vous courrez au surendettement... ce qui est définitivement une valuer de gauche car quand l'endettement est trop élevé dans ce pays, on annule l'endettement...
    Plus sérieusement maintenant:
    Considérez que notre niveau de dette ne représente 'plus grand chose' par rapport à notre revenu me semble un peu optimiste quand on se trouve être un des pays les plus endettés en Europe...
    Le rapport au PIB est en effet intéressant mais non suffisant (tout comme la valeur absolue est intéressante mais non suffisante, on est bien d'accord)

    Le fait qu'on ne rembourse jamais le principal est très préoccupant, car, comme aujourd'hui, en mauvaise conjoncture, votre rapoort dette/pib augmente drastiquement. On vient d'éliminer 10 ans d'effort en 2 ans...
    En plus, ça ôte les marges de manoeuvre pour mener une politique plus interventioniste.
    S'endetter plus? On n'a pa sles moyens... sinon on passe dans l'effet boule de neige.

    Le problème de votre exemple, c'est que on ne passe pas 100 qu'on gagne à 1000 pour rembourser 200 mais de 1000 à 900.

    Vous devez aussi regarder la charge de dette..
    Si vous gagnez 100 et que vous rembourser 10 d'intérêt chaque année sans rembourser le principal de 100.
    En 10 ans, vous aurez payé 100 mais restez avec votre dette de 100 et vos 10 à payer chaque année...
    Conjoncture aidant, vous ne gagnez plus que 90... mais avez toujours 10 à consacrer au remboursement... vous perdez 10 de moyen pour relancer l'économie et faire des politique sociale...

    Enfin, chacun son opinion sur le suejt, ,moi je juge que c'est de la très mauvaise gestion.

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  22. @ chaos

    Je ne crois pas avoir dit qu'il ne fallait pas rembourser la dette, personnellement je n'en ai pas mais je voulais juste souligner que l'on peut faire dire aux chiffres ce que l'on veut et que pretendre que la dette diminuait n'etait pas faux.

    Savoir si elle ne devrait pas diminuer plus rapidemment, oui, je crois meme que le mieux eut ete qu'elle n'augmente pas par le passe parce que nos politiciens d'aujourd'hui sont confrontes a une dette d'hier, ce n'est pas eux qui l'ont contractee, rendons leur tout de meme cela.

    Alors la question est de savoir si ils continue a la creuser ou pas. Je dirais plutot non, au regard de notre richesse croissante (bon pas en 2009), elle se reduit definitivement. Devrait elle diminuer plus vite, je n'en sais rien, ca dependrait de moi, je me mettrais aux spaghettis tous les jours, je ne sortirais plus au cinema, ni au bowling, ni nulle part, je garderais ma voiture 10 ans de plus. Je ne sais pas quel politicien raisonnable pourrait imposer cela a l'ensemble des citoyens alors il doivent faire des choix medians, ce qu'ils font.

    Mais c'est toujours plus facile de dire aux gens qu'ils vont devoir faire de petits efforts quand il n'y a pas deja 15% de chomage ou quand il n'y a pas deja un barril a 150$ et des factures de chauffage qui equivalent a un mois de salaire. Et le comble, voila que le barril retombe a 150$ et pas de chance la croissance diminue aussi.

    Quand donc faut il faire des efforts ? Vous me direz maintenant tout de suite et je suis assez d'accord, le nouveau gouvernement wallon s'est d'ailleurs astreint a l'equilibre budgetaire pour 2012 ce qui est plutot courageux quand on sait que c'est une annee d'election et que ca ne rendra pas populaire ceux qui le compose.

    Mais ils l'ont fait, on est loin de votre affirmation "vous courrez au surendettement... ce qui est définitivement une valuer de gauche". Le PS en a c'est vrai joue durant des annees et Daerden encore recemment qui affirmait qu'il fallait laisser courir la dette jusqu'en 2015 .... mais personne ne l'a suivi sur ce coup la, on peut pourtant difficilement nier que notre nouveau gouvernement soit de droite.

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