lundi 13 juillet 2009

Les jobs verts... Mythe? Réalité?

Il y a de quoi en perdre son latin... selon l'étude que l'on lit soit on créera 7 millions d'emplois d'ici 2030 (rapport "Green Jobs: towards decent work in a sustainable, low carbon world", ONU) soit, les emplois verts sont un mythe car les technologies sont non efficaces, les promesses mensongères et contribuent à un appauvrissement global et, au mieux, à un statu quo du niveau de pollution.

je vous parlerai d'une étude publiée le 12 mars 2009 par l'Université de l'Illinois. Elle reprend les différentes hypothèses et thèses des différentes parties et en tire des conclusions.

Ce qui est intéressant pour moi, c'est que
  • cette étude est menée justement par des non intégristes et... par des économistes. Vous me direz qu'ils ne peuvent juger de l'écologie... comme si les écologistes ne se targuaient pas eux de nous calculer des retombées économiques? Au passage, les travaux de Defeyt en économie sont pas mal reconnus même s'il est écolo hein...
  • ils prennent en compte les études des deux parties sans aucun a priori. Ils traitent scientifiquement les chiffres et assomptions proposées
  • ils démontent les mécaniques sous jacentes à la pensée 'globale' telle qu'imposée par les uns et les autres.

C'est pour ça que je considère cette étude comme étant réellement de référence.

Green Jobs Myths

Mythe 1: les études contre les idées vertes sont financées pas les lobbies agro-alimentaires ou pétroliers

Une remarque péliminaire intéressante consiste à démonter ce mythe génial permettant aux écolos de n'avoir rien à justifier. Il leur suffit de dire que l'études en questions a été financée par l'une ou l'autre "puissance occulte".

S'il est vrai que certaines études le sont, ce constat est vrai aussi pour les études issues des rangs écologistes. Ainsi, par exemple, on remarque que les études pour promouvoir l'énergie solaire étaient financée par des lobbies fabricants les panneaux solaires... Cette étude ne reflète pas l'efficacité des technologies mais l'intérêt propre de cette industrie.

D'autres études sont financées et orientées par des syndicats de gauche influents... Ou on va récupérer les assomptions, les transformé en postulat et dès lors atteindre le résultat désiré... Balle au centre donc pour cet argumment.

Mythe 2: Produire 100% d'énergies renouvelables dans 10 ans

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Al Gore qui dit que c'est possible (28 janvier 2008)... Ceci reviendrait à éliminer 40% de la production électrique actuelle des USA. A côté des coûts engendrés (que l'on ne peut ignorer), avec les technologies actuelles et les vitesses de déploiement, la majorité des Américains n'aurait plus de courant en 2018 si on coupait les sources non renouvelables.

Que des choses et des évolutions soient possibles, certes...mais de grâce, que l'on cite des chiffres réalistes et étudiés. Par uniquement pas honnêteté mais aussi pour conserver l'adhésion des gens qui sont aujourd'hui éhontément trompés sur le sujet.

Mythe 3 : tout le monde sait ce qu'est un emploi vert

Tout aussi faux... Un des vrai soucis est de définir un emploi vert... et les conséquences d'en créer un. Dans un post précédent, j'avais d'ailleurs parlé de cette étude qui chiffrait a 2,2 emplois le prix de la création d'1 seul emploi vert. Si on s'inscrit dans la perspective de l'emploi durable, l'emploi croissance, il est bien sur inacceptable que la création d'emploi vert entraîne un bilan négatif en terme d'emploi global.

Sur le contenu du job en lui même aussi, les associations écologistes divergent... L'UNEP souligne ainsi que tous les emplois verts ne sont pas verts de la même manière. Ils insistent pour que la barre soit mise au plus haut. Cela pour éviter que le terme "emploi vert" ne soit trop facilement galvaudé.

Ainsi pour certaines associations, un emploi dans le nucléaire peut être considéré comme un emploi vert alors que pour d'autres, c'est la peste absolue.

La même question se pose, mais de manière beaucoup plus complexe, au sujet de la filière des biomasse... La question se pose car, comme il s'agit de bruler des déchets de bois, si le bilan carbone pourrait être intéressant, qu'en est-il du bilan effet de serre, smog, pollution atmosphérique, libération massive de CO2 emprisonné...

Que penser aussi des bio-carburants? On ne peut de fait pas uniquement penser en terme "non pétrolier" et "renouvelable"... nous devons aussi étudier l'impact sur l'humanité et la durabilité. Qu'en penser quand on sait combien les agro-carburants ont accentué la crise alimentaire de 2007? Quand on sait qu'on déforeste? Qu'on détruit l'habitat d'espèces menacées?

Alors? Emploi vert ou pas? Itou pour les filières de recyclage, pour les jobs "équitables", les consultants en écologie...

Bref, pour un ensemble d'emplois, la question de savoir si on les considère comme verts ou pas comporte son lot de contradiction. Ce qui engendre de fait un débat facile sur les chiffres publiés. Chiffres qui n'ont d'ailleurs que trop rarement une vraie base scientifique.

Mythe 4 : des taux de croissance affolants

Notons d'abord que l'entreprise basique, classique, cherche de fait l'efficacité et le moindre coût, donc entre autre à utiliser le moins d'énergie possible...alors que la plupart des entreprises dites vertes sont subsidiées et ne se préoccupent pas, ou moins, de ce critère d'efficacité.

En matière de débat sur les chiffres, ils raisonnent souvent en évolution relative plutôt qu'en évolution absolue... ainsi passer d'un à deux emplois se traduit par une une hausse de 100%... et je ne vous parle même pas des chiffres pondus sans base ou sans modèle valable. L'augmentation de la production de 45% en energie renouvelable ne concernait qu'un passage à...0,2%de la production d'énergie US.

D'autre part, certaines assomptions citées sont aussi abérantes et sur-optimistes. Ainsi, l'énergie électrique est non stockable... le moment où la demande en électricité est la plus forte, ce sont les débuts de soirées en hiver... Le moment où le vent souffle le moins fort? En début de soirée en hiver.

Alors, quand on lit que si on prend le potentiel de production éolienne des 4 états les plus prometteurs des USA, on peut produire suffisamment d'énergie pour alimenter les Etats Unis, on constate que la promesse n'est pas réaliste. On ne peut pas demander au vent de souffler quand on en a besoin, c'est basique, c'est bête mais c'est la réalité.

Mythe 5: des emplois pour nous ou les batailles de chiffres

Quand on entend les chiffres cités, on imagine toujours que la croissance d'emploi se produire chez nous. Hors, si on prend par exemple le phénomène I-pod, les emplois créés l'ont été en Chine...

Ne nous leurrons pas, aujourd'hui, les USA ne créent par exemple aucun emploi dans l'éolien (à l'exception du montage)... pour la technologie, ils dépendent de l'Europe d'où ils importent cette technologie qu'ils ne maitrisent pas. Avec l'augmentation des volumes, que croyez vous qu'il se passera? On risque bien de délocaliser cette production et de créer des emplois verts, ...chez les voisins... avec des subsides bien de chez nous.

Autre point que je relève dans cette étude, c'est le "serpent qui se mord la queue". Quand on cite certains chiffres, on prend le BLS (Bureau of Labor Statistics) comme source. Hors, celui-ci utilise des assomptions publiées pas l'ASE. Ensuite, l'ASE reprend les chiffres du BLS comme source fiable pour légitimer ces calculs. Puis va post-travailler des dérivés du BLS qui, je suppose s'en servira ensuite comme postulats...

Le rapport s'attarde aussi sur les batailles de chiffres entre organisations vertes... c'est un peu les enchères : qui dit mieux? On a des variations, pour les même thèmes de 275% à 675%...

Pour des organisations qui essaient de 'vendre' leur thèse, je trouve que ça fait fort désordre et les décridibilise dès le départ... Par exemple "ASES" revendique que 8,5 millions d'emplois verts existent déjà quand les "Mayors" démontrent que 751.051 existent réellement. S'ensuivent bien vite des batailles de chiffres sur des détails quand en réalité la variation est tellement immense qu'elle ne peut être le fait de détails.

A cela se rajoute la non maîtrise des outils économiques comme les utilisations de multiplicateurs (technique input-output) qu'on utilise uniquement dans le sens positif et dont on n'oublie les postulats de base...

Mythe 6 : l'emploi vert est efficace

J'ai déjà en partie abordé ce point dans un précédent post : la subsidiation ...ou le coût d'opportunité (que je ne vais pas réaborder in extenso). Ce qui revient non seulement à détruire de l'emploi (ou empêcher d'en créer de nouveaux) mais aussi à, in fine, créer des emplois inefficaces. Et ça, c'est encore un facteur mortel pour l'industrie et l'économie classique...

Pire... l'UNEP par exemple exige que ces emplois soient improductifs! Ainsi, les rapports de l'UNEP soulignent que "l'un des effets négatifs de l'économie actuelle est que la recherche d'efficacité et de productivité réduit la main d'oeuvre nécessaire à la production de biens et de services".

Pourtant, c'est de cette manière que le monde fait des bons technologiques et libère la main d'oeuvre pour la nouvelle vague de technologie. C'est ainsi depuis la nuit des temps! C'est aussi ignorer que l'histoire et les études ont démontré que promouvoir des emplois bien payés mais peu productifs (pour créer plus d'emplois) mène paradoxallement à un important taux de chômage structurel. En quelque mots : c'est MORTEL pour l'économie, l'évolution sociale ...

Alors oui, une baisse de productivité drastique pourrait créer un grand nombre d'emplois... mais ne rêvons pas, le niveau de vie le paiera cher car ne nous illusionons pas... ces emplois sous productifs ne pourront être rémunérés chers... en bref, c'est un mythe illusoire. L'évolution passe par l'efficacité. Sans efficacité, pas de marché! Une entreprise n'existe pas pour créer de l'emploi mais pour être rentable...

Et si quand même on voulait créer ces emplois peu productifs, bien payés à grande échelle, sachez que le seul modèle possible est l'économie planifée et standardisée... (hum...vous soyez? style URSS...)

La méconnaissance de l'Analyse Economique

A côté des mythes que nous venons de passer en revue, les différentes analyses publiées négligent réellement la rigueur de l'analyse économique. Même les règles basiques sont foulées aux pieds comme si elle étaient négligeables (pour des gens qui prônent l'économie planifiée, rien d'étonnant nénamoins).

Notons aussi que souvent les assomptions, ou plutôt les postulats souvent utilisés dictent le résultat... pourtant, ces postulats sont on ne peut plus fragiles... si a de fragiles postulats on raoute des erreurs dans l'analyse économique, que penser des résultats obtenus?

Erreur 1: rejet des avantages comparatifs...

Quand la base des analyses sur l'économie verte commence par traiter comme fausse la théorie des avantages comparatifs (elle n'est pas parfaite mais n'a pu être réfutée jusqu'ici) et le commerce comme dommageable... on part déjà sur des postulats entièrement biaisés qui ne pourront que mener à des résultats faux.

Oser dire que le commerce et l'échange représentent une perte nette dans l'économie restera pour moi un profond mystère à jamais mais... c'est le postulat sous jacent des théoriciens verts qui nient les avantages comparatifs. A lire les économistes verts, on a l'impression d'etre de retour à la nouvelle économie: pas besoin d'échange, les jobs seront créés, distribués équitablement de de manière équivalente partout. Même pour un non économiste, même pour l'altermondialiste radical, on sait que ce n'est pas vrai et qu'il y aura toujours des zones de spécialisations et des zones où cela coûte moins cher de produire. Même les Russes ou les Chinois l'ont admis...

Erreur 2: Nier les surplus des consommateurs/producteurs

En économie, on évalue traditionnellement le succès (ou l'échec) d'une politique par le calcul du bénéfice social net basé sur les surplus des consommateurs et le surplus des producteurs. En littérature verte, le bénéfice du consommateur est systématiquement oublié pour se focaliser sur les surplus des producteurs.

Soulignons que ça devient réellement dérangeant quand ces bénéfices du producteurs sont ceux de producteurs protégés et subsidiés... Pourtant, ces subsides se paient par un taux d'impôt plus élevés, la production protégée par des prix plus chers... ce qui mène à un déficit pour le consommateur globalement.

Ainsi, critiquer la surproduction par des géants agroalimentaires fait partie des cibles "faciles"...souligner que le prix du lait n'a jamais été aussi bas dans les supermarchés semble ne pas exister... Il faudrait donc des analyses coûts-bénéfices plus pertinentes que ce que nous avons pu lire jusqu'ici.

Erreur 3: Mandat Gouvernemental contre le Marché

La grande majorité des programmes verts sont basés sur des mandats gouvernementaux plus que sur les logiques de marché. Ceci veut dire que les producteurs et promoteurs du "vert" prétendent que sans intervention gouvernementale, jamais les différents acteurs du marché ne feraient le bon choix (c'est à dire le choix du vert bien sur).

...cela revient à admettre que ces technologies sont en fait inéfficaces, trop chères, pas assez performantes au stade actuel. C'est une simple analyse "coût-bénéfice"! Or, pour combattre cela, les gouvernements vont protéger et subsidier ce "qui est bon pour le peuple".

C'est très pervers car

  • cela conforte les producteurs peu efficaces à ne pas améliorer leur rendement.
  • cela entraine une non relation entre choix technologique et efficacité / mérite.
  • si le marché entraine la compétition et l'innovation, les mandats cadenassent les choix techniques (même mauvais).
  • bloquer des choix "arbitrairement" entraîne des coûts d'opportunité.

Erreur 4: Négliger les coûts d'opportunité

L'ayant déjà développé dans un autre post, je ne vais pas redévelopper les arguments ici.

Erreur 5: Ignorer les effets des incitants

La littérature verte se focalise toujours sur les politiques publiques qui induisent une meilleure efficacité énergétique, tant pour réduire l'effet de serre que pour fuir notre dépendance aux énergies fossiles.... Etrangement, elle passe par contre totalement sous silence que les gains en efficacité énergétique sont un phénomène naturel du marché!

Dans une logique capitaliste, la recherche d'efficacité, donc d'avantage compétitif sur son voisin est permanente. Entre 1970 et 2000, en valeur et périmètre constant, la consommation d'énergie a diminué de 36%!

Les prévisions en 1980 de ce que serait notre consommation actuelle sont oubliées... Pourtant elles étaient catastrophiste, jugez plutot, les estimations étaient entre 60 et 80% supérieures à notre consommation réelle actuelle. Pourtant, les experts savaient que nous aurions des améliorations en efficacité... mais les ont sous-estimées. On peut raisonnablement penser que c'est aussi le cas aujourd'hui.

On peut décréter si on veut... le marché recherche de toute manière l'efficacité... De 1800 à nos jours, si on étudie les graphes et chiffres des matières premières, productions, utilisations, consommations et efficacité, on démontre une constante : la recherche de l'économie et de l'efficacité (énergie, production d'acier, de fer, de pulpe et papier tous gros consommateurs d'énergie ont connu des gains extraordinaires d'efficacité et une baisse constante du besoin d'énergie!)

Erreur 6: Etre hostile au marché

C'est un constat pas une critique... les lobbies verts sont opposés à l'économie de marché et prônent tous une économie centralisée et planifiée. Se souvient-on de ce qu'était la planification soviétique? On m'objectera que l'on ne refera pas les même erreurs et pourtant, c'est exactement la même chose qu'on le produit déjà!

Les soviétiques prétendaient produire des céréales dans des zones et avec des techniques pour le moins incongrues... cela n'a jamais rien produit et les pénuries étaient courantes. Pour autant, les journaux devaient vanter les bienfaits de la centralisation et les réussites des programmes de productions. Nous sommes déjà dans cette logique de production inéfficace subsidiée et ...non-criticable. Je sens les regards moqueurs... j'espère me tromper... mais le fondamentalisme et les principes de peur et de mauvaise conscience sur lesquels on joue sans rien nous donner d'objectivable devrait mener plus d'un à réfléchir sérieusement à la question.

Je rappelle qu'à ce jour, dans l'histoire de l'humanité, le système ayant le plus démontré son efficacité à produire du bien être et l'évolution sociale reste l'économie de marché décentralisée (et on a aussi pu voir les ravages de l'économie planifiée par ailleurs).

Conclusion

Mythe: Tout le monde sait ce qu'est un emploi 'vert'
Réalité : Il n'existe aucune définition d'emploi 'vert'

Mythe: Créer des emplois verts va booster le nombre d'emplois et leur productivité
Réalité: Les estimations en emplois verts comprennent un grand nombre d'emplois bureaucratiques, administratifs... qui ne produisent ni bien ni services...

Mythe: les prévisions en emplois verts sont fiables
Réalité: les études sur les emplois verts reposent sur des modèles économiques simplistes et des assomptions douteuses...

Mythe: les emplois verts boostent la croissance
Réalité: en promouvant le nombre d'emplois plutot que la productivité, les emplois verts encouragent la création d'emplois mal payés et dans de mauvaises conditions. La croissance économique ne se décrète pas...

Mythe: on peut revoir le système économique mondial en réduisant le commerce, en réduisant les échanges et en réduisant la consommation sans toucher à nos standards de vie...
Réalité: l'histoire montre que les états ne peuvent tout produire en autarcie. Le niveau social a évolué par la spécialisation des fonctions et par les échanges internationaux (avantages comparatifs)

Mythe: les mandats gouvernementaux sont des substituts aux marchés libres
Réalité: les entreprises réagissent plus vite et plus efficacement à la demande des consommateurs...

Mythe: imposer le progres techologique par la législation est le meilleur choix.
Réalité: certaines technologies promues par les lobby verts n'ont pas la maturité suffisante que pous atteindre une efficacité écologique ou économique. Certaines sont même contreproductives pour la qualité de l'environnement, l'emploi, la qualité de l'emploi!

Le verdissement que l'on glisse insidieusement sous nos pieds en donnant mauvaise conscience au gens n'est en fait que la tentation totalitariste de faire passer nos économies de modèles concurrents et décentralisée en modèles planifiés et centralisés.

Sources:
1. UNEP (United Nations Environment Programme) report by Worlwatch Institute (for an environmentallu sustainable society)
2.ONU report : Green jobs: toward decent work in a sustainable, low-carbon world
3.Illinois Research's Paper: The Green Jobs Myths
4. ASE report (American Solar Energy Society): Renwable Energy & Energy efficiency: Economic Drivers for the 21st Century.
5. CAP (Center for American Progress): Green Recovery: a program to create good jobs & start building a low carbon economy

4 commentaires:

  1. Je m'attendais à une vraie analyse équilibrée, je ne vois qu'une justification libérale basée sur la théorie économique ricardien... Encore un petit effort pour dépasser l'économie pour les nuls et porter une critique constructive et argumentée de l'économie 'verte' (que je ne défends pas par ailleurs...)

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  2. Non, c'est du très bon boulot, Jukari. Peut-être pas de quoi convaincre un éminent spécialiste comme vous (oui? vous en êtes un? vraiment?) mais une bonne introduction au sujet pour l'honnête homme. D'autre part, l'objectivité est un mythe, on parle tjs de quelque part. Dès lors, autant s'assumer pleinement quand on prend la parole.

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  3. Jukari,

    J'aurai pu donner les argumments de chacune des parties, puis en tirer la conclusion comme je l'ai fait. J'ai choisi de donner directement la conclusion histoire de ne pas faire un post de 100 pages.

    J'ai mis mes sources et vous y trouverez les analyses détaillées que vous souhaitez et pourrez vous faire une idée. Oui, clairement, j'assume mon point de vue libéral.

    Il est tout aussi difficile de rentrer dans les batailles de chiffres. Comme je le montre, les associations du même bord ne sont déjà pas d'accord entre elle. D'où le problème de travailler sur des données fiables.

    Ce que je tente de souligner ici, c'est que la tendance "verte" n'est pas si transparente ni si évidente qu'il n'y parait. Ils utilisent des postulats biaisés et réfutent la moindre théorie économique existante.

    Je rappelle à cet égard que l'économie est souvent plus une sciences humaines ... ce n'est surement pas une science exacte.

    Si vous souhaitez des chiffres, consultez mes sources, il y a là des centaines de pages de documentations que j'ai pris le temps de lire. Avec mon biais libéral, j'en suis conscient.

    J'ai honnêtement lu les thèses des lobbies verts... elles comportent des non sens évidents, une négation de l'économie de marché abérante. Que dire quand l'UNEP plaide pour des emplois "non-productifs"? Ce n'est pas moins qui le dit, c'est l'organisation UNEP... je me couche et je dis amen en disant que si je conteste je suis un vilain ricardien samuelsonnien?

    Juste un exemple, proche, belge pour vous donner un chiffre parmis d'autre :
    Quand on souligne le surplus du producteur...
    en Belgique, un parc éolien de 2MW va produire pour un prix de vente de 600.000€... mais recevra, si je me souviens bien, 3Mio d'euro de subsides...
    Aujourd'hui, ,les nouveaux champs éolien en BW ne sont pas efficaces... ils sont juste rentables financièrement pour le producteur et offrent une jolie vitrine marketing vert à la province...

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  4. Sorry, but...

    Andrew P. MORRISS est un professeur de droit ( http://www.law.uiuc.edu/faculty/directory/AndrewMorriss ),

    William T. Bogart est certes économiste mais dans un collège, pas dans une université ( http://goose.ycp.edu/~wtbogart/ ) il donne trois cours dont un séminaire de science fiction,

    Andrew DORCHAK est bibliothécaire ( http://law.cwru.edu/tech_library/content.asp?id=278 ) à la faculté de droit

    quant au Dr. Roger E. Meiners ( http://economics.uta.edu/new_website/meiners.html ) s'il est effectivement économiste et juriste, il semble au vu de ses dernières publications qu'il soit surtout juriste ( "Borders and the Environment," with Andrew Morriss, Environmental Law, forthcoming 2009.

    "Legal Environment of Business", 11th edition, South-Western, 2009. )

    En d'autre termes, le point de vue défendu est d'abord celui de juristes et donc, en la matière, un peu celui de monsieur tout-le-monde : la qualification de juriste ne conférant aucune compétence particulière quant aux sujets traités...

    Il s'agit néanmoins de réflexions intéressantes mais leur conférer un caractères scientifique -et donc probant- semble excessif au vu des qualifications des auteurs...

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