mardi 25 octobre 2011

Inutiles et onéreux CDS...ou comment plumer une banque européenne

Donc, récemment, je lis dans notre bonne presse objective que l'on a décidé (qui exactement d'ailleurs?) de ne pas activer les CDS sur la dette grecque...
Juste un entrefilet, un articulet. Et... rien. Pas de réaction, rien. Les journaux se contentent de relayer l'information. Rien d'autre. Pourtant cette décision aura un impact important sur nous, citoyens.

Mais qu'est ce qu'un CDS?

Je vais essayer de rester simple. Un CDS ou Crédit Default Swap est une forme d'assurance sur les défauts de crédits. Pour faire simple, je prête de l'argent à X. Mais, je doute que monsieur X ne sache me rembourser. Dès lors, je vais couvrir mon risque en prenant une assurance.

Bien sur, je dois payer une prime pour cette assurance en rapport avec le risque de défaut. Au plus le risque est élevé, au plus ma prime d'assurance sera chère. C'est simple.

Imaginons maintenant que monsieur X ne me rembourse pas. J'active ma garantie et mon "assureur" me rembourse à la place de monsieur X. Et bien, un CDS, ce n'est pas tellement plus compliqué que ça. Le mécanisme du CDS permet à une banque de prêter sans assumer le risque complet d'une transaction et sans augmenter ses besoins de capitaux de garantie.

Le cas grec

La Grèce a emprunté sur les marchés pour se financer. Au fil de ses difficultés, son taux d'intérêt a augmenté. Le risque augmentant, les prêteurs (comme Dexia) ont commencé à se couvrir. Généralement, auprès des Banques américaines, grands émetteurs de CDS devant l'éternel [En décembre 2010, au niveau mondial, d'après la Bank for International Settlements (BIS), les montants notionnels des contrats CDS s'élevaient à 29 898 milliards (brut). En mars 2009, d'après la BCE, les principaux émetteurs de titres non-souverains servant d’actifs de référence aux contrats de CDS, étaient les banques : GE Capital, JP Morgan, Goldman Sachs Group, Morgan Stanley, Deutsche Bank et Barclays Group]. Vous me suivez toujours?

Aujourd'hui, il est plus que probable que 60% de la dette grecque ne sera pas honorée. C'est ici qu'on va rentrer dans les subtilités langagières pour désigner la même chose. La Grèce ne va pas faire "défaut", elle va effectuer "une décote volontairement consentie". Car dire "défaut" déclenche l'activation des CDS, pas la "décote". L'argument, spécieux je trouve, est de dire qu'on ne sait pas combien de contrat CDS s'activeraient et les dégats que cela causerait aux banques.

Voyons...soit la Grèce ne paie pas: les banques de l'UE sont sérieusement bousculée (surtout les banques françaises, dont Dexia particulièrement exposée. BNP Fortis, plus gros créancier à lui déjà acté une réduction de valeur de 58% dans ces comptes).
Alors activons les CDS: mais alors les banques US le prennent dans les dents.
...et ça...pas possible voyez vous. Des pressions US fortes ont lieu en ce moment pour éviter justement qu'ils ne soient touchés par la crise grèque .
Et pourtant, il faudra bien que quelqu'un paie...et ça risque bien d'être nous.

Vicieux système

En clair, les US sont en train d'expliquer à l'Europe que bon, voilà...ils nous ont vendu des assurances très chères, mais maintenant que la maison brûle, hors de question de demander aux assureurs d'honorer leur contrat. Or, rappelez-vous, plus le risque est haut, plus la prime est chère. Les banques européennes ont payé très très cher pour s'assurer contre un défaut grec. Et aujourd'hui, rien niente nada, prends toi 60% de perte dans les dents. Ci dessous un petit graphique vous montrant le montant les taux de "primes d'assurance" payée par nos banques...

(a level of 1,000 means it costs $1 million to protect $10 million of debt for five years.)
Les banques ont payé très cher pour se couvrir. Et de par la volonté du politique, ne sont finalement pas couvertes. Dans le cas grec, sur base des taux CDS mentionné ci dessus, ça signifie que pour couvrir 10 mio€, les banques payaient 5,4mio€ pour une couverture de 5 ans.
54% la prime de 5 ans. Et aujourd'hui, on nous explique gentiment que, vous comprenez, vous mettriez les banques qui ont vendu cette assurance dans les ennuis? Mais alors n'émets pas d'assurance!

Encore un point de détail, enfin, détail, sur les CDS...le risque ne doit pas être financé. "Il s'agit d'une transaction non-financée : sans obligation de mettre de côté des fonds pour garantir la transaction, le vendeur de protection reçoit des primes périodiques et augmente ses avoirs sans nul investissement en capital si aucun événement de crédit n'a lieu jusqu'à maturité du contrat. Dans le cas contraire, événement plus ou moins probable mais très coûteux, il est contraint de faire un paiement contingent, donc de fournir des fonds ex post. Il s'agit donc d'une exposition hors-bilan."
Vous comprenez mieux le principe? On n'a rien appris depuis les différentes crises financières et on continue d'utiliser des concepts et outils dangereux. Couvrir un risque sans être capable de l'assurer, c'est évidemment courir à l'accident. Moi, je demande qu'aujourd'hui, ils assument jusqu'au bout.

Réflexions complémentaires

Aujourd'hui accuser les banques européennes est de bon ton. Si celles-ci sont loin d'être exhorables de toute forme de fautes (et largement), elles ne sont pas les seules.

  1. Qu'aurait on dit si les banques avaient refusé de financer la Grèce?
  2. Qui dit risque, dit taux d'intérêt. Le risque grec était et est élevé. Personne n'aurait compris un taux d'intérêt faible. Je mentionne en outre, que la majorité des banques européennes sont partiellement nationalisées depuis les opérations d'aides de 2008. Les Etats qui aujourd'hui s'offusquent des taux demandé à la Grèce auraient été mieux inspirés de s'insurger contre le trucage des chiffres et le surendettement de l'Etat Grec.
  3. Ces mêmes Etats siègent quasiment tous dans les conseils d'administration des banques.
  4. Les banques, pas folles, se sont couvertes via les CDS. Qui va leur reprocher de s'être assurée? Assurance dont les primes étaient particulièrement chères d'ailleurs?
  5. Les banques sont aujourd'hui en difficulté mais...on refuse qu'elles activent les CDS. Sous quelle pression? De quel droit?
Alors aujourd'hui, on nous baratine une nouvelle opération de "sauvetage des banques", nécessaire pour sauver l'euro et le système bancaire.

Et bien M.E.R.D.E!

Si vous remontez un peu mes posts, vous remarquerez que je ne suis pas contre les opérations étatiques d'aides aux banques. Je prétends d'ailleurs que certaines banques n'étaient pas aussi mal en point qu'annoncées et que les gouvernements ont fait de bonnes affaires. Les garanties n'ont jamais été activées mais restent rémunérées. Les cours de bourse sont bas, certes, mais l'investissement se fait à long terme. On se retrouve plus dans une crise de confiance qu'une réelle crise financière...

Le cas de Dexia était différent. Il le reste d'ailleurs. Mon avis sur la question, je l'ai émis début 2009 quand j'ai dit qu'on devait scinder et éjecter la partie française et qu'ils assument leur perte. On voit ce qu'il en est aujourd'hui. [et je précise que je n'ai pas de soucis à ce qu'une banque parte en faillite. Ce qui doit être garanti, ce sont les dépots des personnes physiques et morales, le reste, l'institution bancaire peut bien crouler, je m'en fiche. Et cessons de faire peur avec le "risque systémique. On peut y pallier en revenant à des tailles "humaines". Mais la volonté est-elle réellement là?]

Mais nous dire qu'on doit "sauver" les banques et que les Etats, les Régions doivent payer, donc les citoyens, aujourd'hui, je m'insurge. Je reste cohérent, car si les autres opérations de "sauvetage" des banques étaient pour moi des actions bénéficiaires pour le citoyen et l'Etat, cette opération-ci est clairement une arnaque.
Les banques (et donc sous la responsabilité de leur CA dans lesquels figurent les représentants des Etats!) ont acheté à grand frais des CDS pour se couvrir. Alors si tout le monde doit faire un effort, que l'on commence par activer les CDS!

On a payé des primes d'assurances, que cela servent à quelque chose! Activez les CDS et voyons si après nous devons encore les aider. C'est trop facile de demander au citoyen d'éponger. Cette fois, c'est la fois de trop. Epongez vous même, assumez. Ou au moins, demandez le remboursement de toutes vos primes des ces assurances qui ne servent à rien.

[l'article est volontairement vulgarisé et simplifié, j'espère que chacun y retrouvera ses jeunes. Belle journée]

16 commentaires:

  1. Merci pour cet excellent article. Quelques questions / réflexions supplémentaires :

    1/ Si les CDS sont un contrat d'assurance impossible à activer (les fonds pour assurer les montants couverts n'existent pas), les banques qui les ont achetés ne peuvent-elles pas faire valoir un vice dans les contrats et exiger le remboursement des primes payées ?

    2/ Si je ne me trompe pas, le principal fournisseur de CDS est Goldman Sachs, dont émane Mario Draghi. D'après toi, le glissement sémantique pour éviter le terme de "défaut" et l'activation des CDS est-il lié à l'arrivée de Draghi à la tête de la BCE ?

    3/ Titrisation des créances en 2007, CDS en 2011. Le fond du problème est toujours pareil : la mise hors bilan de certains risques. N'est-il pas temps d'opérer une large réforme (encore) des normes comptables et interdire la gestion hors bilan qui ne fait que piper les dés ?

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  2. Vous êtes un génie : j'ai tout compris. Enfin, je crois.

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  3. @AL,

    Merci d'avoir pris le temps d'écrire ces quelques commentaires. Je vais essayer de répondre au mieux :-)

    1/ Le cas s'est posé avec l'Argentine entre autre dans le passé. Tout se joue sur la définition de "événement de crédit". Un défaut est considérée comme "événement de crédit", pas "une décote volontairement garantie". Les défauts de la Russie en 1998 et de l'Argentine en 2002 ont en effet mis en évidence le manque de précision dans la documentation des contrats CDS en ce qui constitue exactement un événement de crédit. À cet égard, l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA) a encouragé une standardisation de la définition d'un événement de crédit. Un paiement contingent de la part du vendeur de protection est déclenché lorsqu'il y a faillite, défaut de paiement, moratoire (délai de paiement) ou restructuration (prolongement de la durée de remboursement).
    Les CDS étant des contrats bilatéraux, les cocontractants ne sont pas obligés de se conformer à cette définition d'événements de crédit et omettent souvent la restructuration qui ne constitue pas, à proprement parler, une perte de capitaux pour l'acheteur. Les cocontractants doivent avoir fixé la compensation à payer par le vendeur de protection en cas d'événement de crédit. (source: wikipedia)


    2/ C'est possible mais pas certain. Il est plutot probable que le gouvernement US n'ai pas envie de voir se répéter l'histoire de le SG en 2008. Les impôts américains ont payé par exemple les CDS de la Société générale vis-à-vis de Lehman-Brothers. Les mécanismes prévus pour sauver les déposants nationaux ont finir par servir à protéger des intérêts internationaux.

    3/ c'est exactement ce que je demande aussi. Ici, pour les CDS, pire que l'engagement hors bilan où l'on ne provisionne pas le risque assuré.Un autre aspect des CDS est qu'ils servent non seulement d'assurance mais aussi de moyen de spéculation. On le voit clairement depuis que la crise de l'endettement frappe une partie des pays de l'Euroland. On ne peut déclarer une restructuration de la dette grecque parce qu'on ne sait pas le nombre et le volume des contrats CDS qui se déclencheraient sur une décision qui serait interprétée par les agences de notation comme un « événement de crédit ». Source Wikipedia Ce qui en soit ne peut être un excuse. Quand tu vends un produit, tu dois être capable de l'assurer. Cette réforme est bel et bien indispensable.

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  4. @Nora

    J'ai respecté mon défi, je vous invite à relever le vôtre: la traduction du présent billet en version X...

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  5. Merci .... cet article est super clair et très interessant pour une novice comme moi.

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  6. Je m'y attèle dès ce soir... J'ai déjà un fourmillement de mots dans les doigts des plus prometteurs !

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  7. @Nora: très curieux d'en voir le résultat. Me dmande comme on peut rendre "ça" un peu "bandant " :-)

    @ASophie: avec plaisir et avec les limites de l'exercices bien sur :-)

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  8. Rhô dis, c'est bien expliqué moi-même j'ai compris, c'est dire !
    Çe ne m'étonne qu'à moitié qu'une "assurance" ne paie pas en cas d'accident, c'est très généralement le cas dans nos vies à nous aussi !
    :-))

    [Question sérieuse parce que je ne pipe pas grand-cose en ce domaine : puisqu'on est, parait-il, surendettés, pourquoi la BCE ne crée par des liquidités en baissant fortement les taux d'intérêt ? Si je comprends bien ça ferait baisser la dette, ça obligerait les pays européens à désépargner du fait de l'inflation… non ?
    :-)

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  9. @Monsieur_Poireau
    Pour réponde à ta question, d'abord la BCE crée de l'argent à tout va en offrant des crédits illimités aux banques en mal de liquidités pour cause de marché méfiant.
    Le taux actuel (1.5% je crois) est déjà fort bas... Le gros dilemane de la BCE est que sa mission est de maintenir l'inflation en dessous de 2%. C'est d'ailleurs sa seule et unique mission clairement définie.
    Ma avis personnel est que l'inflation est déjà là et ira en augmentant. C'est d'ailleurs une des seules solutions possibles pour faire baisser les dettes souveraines de l'UE. Mais ce n'est pas un phénomène de de "désépargne", c'est simplement une baisse de la valeur de l'argent.
    Si tu rembourses 1.000€ de charge de dette aujourd'hui, tu remboursera toujours 1.000€ demain...sauf que les 1.000€ de demain ne vaudront en fait plus que 800€ d'aujourd'hui.
    L'autre phénomène est que l'inflation est un moyen commode d'augmenter l'impots et les taxes sans rien devoir faire, donc augmenter artificiellement les recettes de l'Etat.

    L'un dans l'autre, l'inflation fait mal au citoyen mais du bien à l'Etat...

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  10. quelques précisions.

    1) On peut acheter et vendre des CDS sans avoir prêter de d'argent. ce qui revient à prendre une assurance incendie sur la maison de son voisin (qui ne serait pas tenter d'aller ensuite y mettre le feux).

    2)50% en gros de la dette grecq est détenue par le banque grecq, si il y a défaut elles s'écroulent une première fois.

    Ce sont ces même banque grecs qui ont émis la majorité des CDS, si ont les actives elle devront les payer, donc écrouler une deuxième fois.

    3)La hausse des CDS grec est sur le marché secondaire, donc pure spéculation, ne pas les déclencher permet que les spéculateur sur les CDS (du moins le dernier à les avoir acheter) se prenne une taule.

    Voila je pense que ces élements sont bon à savoir.
    Après plus de 10 ans l'Argentine n'as toujours pas acces aux marché pour se financer, le taux de pauvreté y est toujours au alentours de 50%, et si elle se permet un belle croissance depuis 10 ans c'est 1 parce qu'elle a commencer par diviser son PIB par X (me souvient plus) pas dur après de faire 10% de croissance. Ensuite elle regorge de matière première et profite de leur inflation.

    Je n'ai pas de solution, mais une chose est sure, le défaut c'est le grand saut dans l'inconnu.

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  11. Chaos : merci !
    J'aime bien l'Etat en tant qu'émanation du collectif !
    :-)

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  12. Ils ont déjà été activés en vrai, les CDS? Ou c'est de la belle théorie qui ne passe jamais à la pratique? Sinon, j'ai compris, hurrah! #passiblonde

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  13. @sofistar Oui, ils ont déjà été activés dans le passé. Maintenant, faut toujours voir qui paie in fine. Voir l'exemple de la Societe Generale où c'est l'impot américain qui a douillé...

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  14. Excellent article expliquant avec des mots simples quelque chose de compliqué.

    Je confirme que le passage par la case inflation est presqu'obligatoire.

    La seule manière pour les Etats de nettoyer leurs dettes est de rembourser partiellement ou rembourser ‘moins cher’.

    Le remboursement partiel est ce qui se fait en Grèce.

    Pour rembourser ‘moins cher’, il faut rembourser avec une monnaie ayant perdu de sa valeur.

    Imaginons que vous empruntez à un ami un Motorola Razr flambant neuf il y a 5 ans et que vous le lui rendez aujourd’hui tout aussi neuf. Entretemps vous l’avez vendu il y a 5 ans pour 250 EUR et vous le rachetez aujourd’hui pour 100 EUR. Votre ami se retrouve avec la même chose que ce qu’il vous a prêté mais ayant perdu plus de la moitié de sa valeur. La ‘valeur’ de cet objet n’est donc plus la même.

    C’est exactement ce que les Etats vont essayer de faire : rembourser dans le futur avec des euros valant beaucoup moins qu’aujourd’hui.

    Et pour faire diminuer la valeur d’une monnaie, il y a une manière très facile : il suffit d’imprimer plus de billets. La rareté faisant la valeur, plus on imprime de billets, moins ils ont de valeur.

    L’avantage d’imprimer des billets est double : on peut également rembourser des dettes avec les billets imprimés.

    Mais si c’était si facile, il n’y aurait pas de limite à l’endettement : il suffirait d’imprimer de plus en plus de monnaie. Or, l’inflation est très difficile à contrôler et dès qu’on dépasse quelques %, la machine peut s’emballer vers de l’hyper-inflation. C’est ce que redoute l’Allemagne qui se souvient que la dernière hyper-inflation qu’elle a vécu a conduit Hitler au pouvoir.

    D’où la mission première de la BCE : contrôler l’inflation !

    Dans tous les cas, l’inflation (même maîtrisée) me semble inévitable.

    Qui sera touché ? Tous ceux qui ont de l’épargne.

    Logique : une partie de l’épargne a été prêtée aux Etats qui veulent rembourser moins -> la boucle est bouclée.
    Moralité: profitez de la vie, dépensez un max et achetez des biens qui garderont leur valeur (œuvres d’art, or, pierres précieuses, …). Hélas, pour ces investissements, vous remarquerez vite que vous avez déjà 2-3 ans de retard. Ben oui, les plus malins n’ont pas attendu mon commentaire pour se rendre compte de la situation ;)

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  15. @Xavier : merci pour le compliment :-)

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  16. Je mettrais juste deux bémols: les CDS peuvent s'acheter également quand il n'y a rien à couvrir. Et deuxièmement, les banques en ont acheté en espérant rafler la mise et non pour se protéger.

    Là où je te rejoins entièrement, c'est à propos de la main mise des États-Unis. C'est aberrant de voir que la majorité des CDS sont émises chez eux, que les agences de notation sont chez eux, et que la zone Euro est clairement déstabilisée sans aucune réaction politique ou citoyenne. Il est grand temps que les Européens se rendent compte que les US ne roulent que et exclusivement que pour les US.

    Je serais sincèrement pour la faillite de la Grèce et d'un plan du type de celui utilisé par l'argentine au début du siècle. Il y a tout de même quelques ressemblances, même si le cas n'est pas tout à fait identique.

    http://dreamsandmoods.blogspot.com/2011/10/gestion-de-crise-lexemple-argentin.html

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