lundi 10 février 2014

Trace! (ta route...) (14/06/2013)

Dans cette péride de l'histoire où nos gouvernements semblent penser que toute solution consiste soit à taxer, soit à nationaliser, il est bon de se poser la question de la gestion des entreprises publiques. Nos chers gouvernants, ces donneurs de leçons devant l'éternel, ces modèles de gestionnaires, ces gens qui connaissent tellement bien la direction d'entreprise qu'ils nous donnent des leçons à la première occasion...
Nos gouvernants, qui tel Monsieur Jourdain se piquant de faire de la poésie, se piquent de gérer des entreprises nous démontrant une fois de plus, que plutôt que nous donner des leçons, ils feraient mieux de regarder leurs propres comptes. Et les comptes annuels de la société Trace ! en est l'opportunité.
Je ne parle même pas des entreprises de type monopolistique et protégées de la concurrence comme la SNCB. Protégée mais dont les résultats financiers font frémir. On pourrait à la limite accepter des résultats financiers calamiteux si l'objectif de service public était atteint... mais je vous laisser seuls juges de l'évaluation du service en question.
Est-il ainsi besoin de souligner encore la gestion calamiteuse de Francorchamps ? Ce Grand Prix qui ne "devait pas couter un cent au contribuable wallon" mais qui plombe les comptes de la Région de 6 millions par an ? Ce circuit dont le président signe un contrat sans le lire parce qu'il ne comprend pas l'Anglais? De vous parler deLiège Airport ? Dont le frère du signataire des contrats de Francorchamps est le Président (inculpé) ? Qui a fait construire un terminal pour 1.5 millions de passager mais n'en accueuille bon an mal an que 300.000 ? Dont coûts et dépenses inutiles ?
Voici donc venir le scandale Trace ! Cette entreprise de placements (intérim, titres-service, sélection) est de nouveau déficitaire. 
Selon les comptes annuels de la société, Trace a essuyé une perte nette de 3,8 millions d'euros en 2012.
En 2011, la perte était de 2,4 million! Ca creuse, ça creuse, 1.4 millions de pertes supplémentaires. Au total, ses pertes reportées affichent un total de 7,8 millions d'euros.
Et on n'est pas en voie d'amélioration, le chiffre d'affaires 65,7 millions d'euros en 2011 à 62 millions en 2013.
Selon L'Echo, la société, qui emploie 130 collaborateurs et près de 900 aides-ménagères, aurait besoin de 8 à 9 millions d'euros dans les prochaines années pour assurer sa survie, si la conjoncture reste mauvaise.
Et vous pensez bien, la société avait DEJA demandé des sous pour un plan de "redressement" et le gouvernement wallon avait décidé dans la foulée d'accorder à la société un refinancement de 2 millions d'euros sur deux ans (2012 et 2013). L'actionnaire principal de Trace est la Région wallonne. 
Et c'est cet actionnariat qui explique, malheureusement une fois de plus, tout. Nominations politiques, effacement des ardoises à répétition, ignorance des conseils et recommandations des audits ou société de recrutement. En clair, il suffit que le politique se mêle d'une entreprise pour l'extraire de la réalité économique et porter préjudice à la société. Je vous recommande un tour dans les archives du Grand Barnum concernant la Société Trace, elles complètent magnifiquement cet article.
Mais de telles entreprises sont-elles réellement faillites un jour quand on sait qu'elles seront toujours renflouées avec l'argent du contribuable ? 
Non seulement ces entreprises font de la concurrence déloyale au secteur en ne devant pas jouer les règles du jeu économique, mais en plus, elle nous coûtent chers, très cher, trop cher. Pour un service qui n'est pas un service public ! 
Ces entreprises sont-elles réellement des entreprises de "services publics"?
NON, un Grand-Prix de Formule Un n'est pas un service public.
NON, un aéroport n'est pas un service public. La majorité des grands aéroports sont d'ailleurs gérés, avec succès et bénéfices, par des structures privées.
NON, Trace ! n'est pas un service public. Ses tâches sont déjà assumées avec succès et bénéfices par d'autres acteurs du marché. Mettons fin à ces "activités de charités" qui occupaient les dames de bonnes familles dans le passé. Ce temps est passé. Nous n'avons pas d'argent à donner à des "copains" qui se piquent de devenir "Directeurs" de telle structure pour occuper leurs loisirs.
Ce ne sont que quelques "cas", rapides, le temps me manque pour faire un article plus étayé sur la question aujourd'hui, mais nulle doute que nous reviendrons rapidement sur le sujet de la gestion des entreprises publiques.

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