mardi 23 septembre 2014

Quand les politiques s'offusquent des lois ...quand elles s'appliquent à eux...

Ce post, un peu coléreux, est issu d'un tweet de @paulFurlan, Ministre des Pouvoirs Locaux.
Il ne sera pas très long ce post... il n'en est nul besoin.
Il illustre tout le décalage entre des politiciens vivant dans un autre monde et le monde réel.
Ces politiciens qui vivent dans une sorte d'effet tunnel...

Pourtant, Paul Furlan aurait commencé sa vie professionnelle comme chef d'entreprise (source wikipedia). Oui oui, mais je n'arrive pas à retomber sur de quand à quand et avec quels résultats...appel à l'équipe si vous avez ça sous la main. Sa biographie sur son site officiel est...comment dire...lacunaire :



Ce post, un peu coléreux, est donc issu, disais-je, d'un tweet de @paulFurlan, Ministre des Pouvoirs Locaux. Dans ce tweet, Paul Furlan s'offusque que l'ONSS (Office National de la Sécurité Sociale) puisse venir contrôler les pouvoirs locaux.


Et, moi, petit chef d'entreprise, ça me met en colère.
Je rappelle que Paul Furlan, est un élu, député, Ministre, qu'il fait partie d'un parti de gauche qui invente toutes ces lois, qui les vote, qu'il les vote et les invente en partie lui-même... Que toutes ces lois, elles s'imposent à nous. Tous les jours. Que ces lois, suspicieuse de l'entrepreneur et de l'entreprise, prônent toujours plus de contrôles et de sanctions...

Et ce Ministre s'offusque quand d'un seul coup, il se rend compte que la loi s'applique aussi pour lui. Il s'offusque de pouvoir être contrôlé. Que les entités qu'il gère, avec de l'argent public en prime, doivent rendre des comptes comme nous devons le faire. Et la liste qu'il brandit, ce sont les même contrôles que nous, entrepreneurs, entreprises, vivons et subissons tous les jours (à peu de choses près). 

Qu'il s'en offusque est indécent.
Qu'il pense que les pouvoirs publics sont, par définition, honnêtes et intègres fait preuve d'une myopie consternante, surtout quand on sait qu'il est issu d'un parti dont le nombre d'affaires et de casseroles est aussi longue que l'Amazone.

Alors Monsieur Furlan, la prochaine, soit, vous évitez de vous plaindre, soit, vous comprenez enfin le cauchemar administratif auquel les créateurs et gérants d'entreprises font face.

Et vous avez encore bien de la chance Monsieur Furlan... nous, quand nous subissons ces contrôles, c'est en direct et face à face. Vous, vous serez planqué dans votre bureau, laissant votre administration gérer l'affaire.
Car vu la façon dont se passent certains contrôles, il s'agit bien de subir. Subir la hargne du petit contrôleur qui peut se défouler. Subir la jalousie du fonctionnaire qui veut vous faire tomber. Subir la suspicion par principe et par définition de l'auditeur pour qui vous êtes par définition coupable, la seule inconnue étant le montant du redressement qu'il vous imposera d'office.

Vous avez de la chance Monsieur Furlan, car pour moi, un jour de contrôle, c'est un jour où je ne travaille pas, et donc ne gagne pas d'argent. C'est un jour où je dois solliciter mon comptable, mon secrétariat social ou autre...et qui me le factureront lourd et cher.

Non Monsieur Furlan, je ne peux pas vous permettre d'oser vous plaindre et de nous entourlouper en vous retournant sur tout autre chose comme "la grande fraude fiscale"... Soit, vous me / nous prenez pour de complets abrutis, soit vous en êtes un qui semblez ignorer que l'ONSS ne s'occupe pas d'affaires fiscales... 
Parce que le fait aussi qu'il existe une fraude fiscale et sociale, ne vous exonère pas automatiquement d'être contrôlé. 
Parce que, Monsieur le Ministre, le contrôle est d'autant plus justifié qu'un service public se doit d'être un modèle, se doit d'être d'une probité exemplaire, et se doit bien sur de rendre des comptes sur sa bonne et saine gestion des deniers publics qui lui sont confiés.

Entreprenez donc Monsieur Furlan... et je vous souhaite déjà la bienvenue en enfer.




1 commentaire:

  1. Non seulement Monsieur le Ministre ignore quel administration ordonne ce type de contrôle, mais en plus il poste ce tweet comme s'il était lui-même offusqué, sans même imaginer à quel point il peut choquer ses lecteurs... Monsieur le Ministre est bien loin de la réalité et du quotidien des entrepreneurs belges! Honte à lui.

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